Je prends mes marques à Antigua

Publié le par LAO.Nord

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Antigua, lundi 23 novembre,

Levée 6h15. Réveillée par Dolores qui fait la vaisselle dans la cour ! Je passe à la douche avant que mes amis ne se réveillent. Pour le petit dej, corn flakes, bon lait entier, pain et confiture de pomme. Nous partons à l'école d'Espagnol. Le directeur veut sa commission pour le logement chez Dolores et les adresses de volontariat. Je passe outre complètement écoeurée de cette attitude.

Je fais le tour de la ville. Une vraie splendeur. Maisons basses aux toits de tuiles, murs colorés rouges, bleus, ocres. Volcan Agua au Sud, Fuego et Acatenango à l'Ouest. Je passe au marché, immense. Fruits inconnus, ce sont des granadillas, sorte de grosses prunes rouges, vertes et oranges, vues de l'extérieur. Femmes en huilpil, jupes tissées dans les tons bleu sombre, portant de lourds paniers sur la tête. Je m'arrête au supermarché pour refaire le stock en produits d'hygiène.

DSCN6006Je passe devant de multiples églises en ruine suite aux tremblements de terre et plusieurs placettes ombragées. Je ne retrouve pas l'Ecole de Caroline et Chad et je retourne à la maison où Dolores a préparé le plat préféré de Caroline, de la langue avec une sauce délicieuse. Je mange sans trop y penser et ça passe.

Edgar m'accompagne ensuite chez Nuestros Ahijados, ONG construite sur une ancienne décharge. Il n'y paraît plus rien. Le site est charmant et très soigné. Luke, un Nord-Américain qui dirige le centre me fait visiter les lieux. École, dispensaire, soins dentaires, construction de maisons et distribution de nourriture pour les plus démunis. Je remplis un formulaire pour postuler. Ils doivent me rappeler demain.

DSCN6084Je cherche en vain un autre organisme indiqué par Edgar. Je retourne sur la petite place où nous nous sommes donné rendez-vous avec Caroline et Chad. Je bouquine à côté de la fontaine en les attendant. Quand je lève la tête, je réalise que je suis face à l'Église de la Merced et non San Sebastian ! Je retrouve mes amis qui m'attendaient en se demandant si je m'étais encore perdue.

Nous allons au Café Kafka où ils ont rencontré un Nord-Américain qui fait de la micro-finance. Il est occupé pour l'instant mais je pourrai le retrouver plus tard au même endroit où il passe beaucoup de temps. Nous rentrons dîner. Même plat que le midi, accompagné de purée de frijoles et d'une salade de betterave et de chou rouge délicieuse. Nous discutons avec Augustin, le gendre de Dolores qui est charpentier. Caroline et Chad étudient la situation au Honduras qui vient de subir un coup d'Etat il y a moins de six mois et où des élections doivent avoir lieu ce week-end alors qu'ils s'apprêtent à traverser le pays...

Publié dans Guatemala

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