Journée au bord du lac

Publié le par LAO.Nord

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Banlung, vendredi 25 juin,

 

Je descends prendre mon petit déjeuner dans le resto de l'hôtel. Café noir et salade de fruit bizarrement incluant des morceaux d'avocat. Je reprends donc mes habitudes latinos et demande un morceau de pain sur lequel j'étale l'avocat. Je pars ensuite au marché faire réparer ma tongue. Une jeune fille dans un stand de vêtements s'en charge sans problème. Je prend ensuite un chouette petit vélo de ville pour aller au lac volcanique Ya Laom.

 

Je repasse a l'hôtel pour savoir comment y aller et discute avec le passager arrivé avec moi la veille. Il me dépanne une nouvelle fois, me montrant le plan des environs sur son guide. Me voila partie. Un vrai bonheur de faire du vélo dans ce pays plat ou presque, et ou il y a si peu de circulation. L'endroit est charmant. Un petit laque émeraude, entouré de jungle. Il y a un petit ponton ou l'on peut s'asseoir et quelques marches si l'on veut descendre se baigner.

 

DSCN3524Seuls quelques habitants du coin sont la en famille pour la baignade. Je réalise alors qu'il ne serait vraiment pas de bon ton de me baigner en maillot de bain alors que les femmes se baignent intégralement habillées. Je reste donc sur le ponton a lire en profitant du panorama. Vers midi, je remonte vers l'un des petits stands qui servent a manger. Je demande du riz. La femme me montre de la viande séchée et je fais signe pourquoi pas. Elle me montre ensuite des tomates et je fais signe que oui. Elle me montre le piment et je lui fait signe pour un tout petit peu. Je lui fais signe que je veux un citron pressé. On se comprend très bien semble-t-il sans parler.

 

Je suis un peu surprise, finalement il n'y a pas de viande séchée et les tomates sont crues ! Elle m'a fait une délicieuse salade avec tout un tas de légumes dont haricot, soja et un troisième inconnu. C'est un peu relevé et  très bon mais cru ! Pourvu que ça ne me rende pas malade. Le riz est gluant et délicieux. La femme a envoyé son mari chercher de la glace pour mon jus de citron mais je fais signe que malheureusement non non non. Pour payer elle m'explique pram pi puone, j'avais d'abord cru que c'était 5200 mais non bien sur c'est 5+2 x 1000 = 7000. Évidemment bien sur. Elle rectifie ma prononciation. Trop gentille.

 

DSCN3529Je retourne m'installer a lire sur le dock et attends un bon moment que les familles s'en aille pour enfin oser me baigner discrètement. Il faisait si chaud, ca fait un bien fou. Alors que je continue a bouquiner, Khieng, un Cambodgien issu de l'une des nombreuses minorités ethniques de la région commence a me parler de son travail dans une ONG qui vise a protéger les minorités en faisant de l'écotourisme. Il parle 4 dialectes locaux, le Khmer, l'Anglais et le Français. Il me propose de me faire visiter 3 villages de minorités et une cascade demain. Le programme me plaît bien mais je négocie gentiment le prix. Nous tombons d'accord.

 

Je vais ensuite visiter le petit centre de l'association qui se trouve a quelques centaines de mètres le long du lac. Pas grand chose mais je noue la conversation avec Tania, une Anglaise qui travaille sur le projet visant a empêcher l'expropriation par le gouvernement des minorités habitant autour du lac au profit d'une entreprise qui investirait pour du tourisme de masse et a déjà bien commencé avec l'accord pour construire un casino en haut d'une montagne non loin de la. Elle me donne rendez-vous pour dîner demain soir chez Sal.

 

Je fais un tour de la ville en vélo sans trouver le moindre café Internet, je rends ensuite mon vélo puis rentre a l'hôtel ou je déguste un excellent milkshake aux fruits en discutant avec deux Canadiens de Vancouver. Je vais finalement en ville ou on m'a indiqué un cyber qui est fermé. On m'en signale d'autres dans une rue voisine mais j'ai beau arpenter la rue de long en large, je ne trouve pas l'endroit. Voyant que je n'ai toujours pas trouvé, un de mes indicateurs qui passe en motobike, m'y dépose gentiment et gratuitement !

 

Je mets a jour mes articles et arrive un peu tard a l'hôtel pour retrouver le couple francophone pour dîner. Je me fais interpeller par David, l'Australien croisé a Kompong Chnang et que j'ai loupé pour boire un verre a Siem Reap. Je m'excuse de mon retard. Il me dit qu'il a découvert trop tard qu'il y avait deux Tigres de papier a Siem Reap et qu'il m'a lui aussi attendu pendant une heure dans l'autre ! Il me propose de venir dîner avec lui et Thomas, un Allemand, avec qui il revient d'un trek de 3 jours dans la jungle. Volontiers. Je vais juste m'excuser auprès du couple qui m'avait proposé le dîner lao et qui est en train de terminer de dîner ici, le resto ciblé étant fermé.

 

Nous partons au centre et arpentons toujours la même rue que je viens de faire en long en large, sans trouver le Gecko. Enfin nous croisons quelqu'un parlant Anglais et qui nous dit que nous étions bien dans la bonne rue mais que c'est bien plus loin. Nous repartons et le trouvons enfin. Je meurs de faim. Je prends un red curry alors que mes compagnons, qui saturent de trois jours de riz matin, midi et soir, font une entorse a la cuisine khmère. Après quelques bières, nous rentrons, encore a pieds, alors que la ville est déjà désertée. Il n'est que 22h30 mais nous devons sonner au portail qui est fermé.

Publié dans Cambodge

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