Journée au grand air, la nature enfin retrouvée

Publié le par LAO.Nord

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Zhaoquin, mercredi 10 mars,

Je me lève vers 10 heures, luttant contre le froid. Mais le soleil a l'air d'être au rendez-vous. La baignoire fuit largement et il n'y a pas de rideau de douche. La plomberie date de mathusalem. Il y a tout de même de l'eau chaude, et c'est le principal. Je m'arrête à ma super boulangerie et trouve une sorte de pain d'épice et du pain de mie. Pour le café ou le thé, c'est plus compliqué. Ils n'ont plus qu'un truc à la machine et je n'arrive pas à comprendre ce que c'est. Tant pis, je teste. Je pense que c'est le fameux thé au lait, encore que pas très sûre, mais c'est chaud et ça passe.

Je vais à la recherche de l'arrêt de bus du 21 et ai la chance d'en voir un au hasard d'une rue. Il me prend à son bord. Il allait dans l'autre sens et m'a ramenée au terminus, mais il me fait monter à bord du bus suivant, qui part cette fois dans la bonne direction. Je vais jusqu'au terminus à Dinghu Shan. C'est un parc naturel. A l'entrée, je comprends que je dois payer une petite voiturette, en plus de l'accès au parc.

DSCN0461Celle-ci me dépose devant une sorte d'exposition, en plein air, de chaudrons géants en bronze, et qui a une vue plongeante sur un lac, à l'interieur duquel se tient une minuscule île, avec ce qui me semble être un temple. Je demande à marcher jusque là-bas et on me dit de reprendre la voiturette. On m'arrête devant des embarcations pour une ferme aux papillons. Pas du tout ce que j'ai demandé. On m'explique que c'est par là qu'on accède à la ballade, que l'on fait dans l'autre sens. Il faut donc repayer pour la traversée en barque.

Une barque part sous mes yeux. En attendant la suivante je vais acheter quelque chose à manger. Un stand propose une sorte de gelée blanche ou une soupe au contenu inconnu. J'opte pour la soupe. En fait, il s'agit de sortes de gros navets et de boulettes molles impossibles à identifier clairement. Pas mauvais. Au moment où je vais pour peler mon orange, achetée la veille au soir, la barque se décide à partir, avec moi comme seule passagère.

DSCN0476Un guide m'accompagne et ne peut pas m'expliquer grand chose de la ferme aux papillons, mais je comprends par moi-même. Il me précède ensuite sur le petit sentier qui mène à une petite cascade. Nous passons ensuite un chemin en surplomb au-dessus du lac, et revenons au point où se tient l'exposition de chaudrons. Je reprends la petite navette qui me depose cette fois devant un temple bouddhiste. Un couple de Chinois me demande d'où je viens et m'explique qu'ils ont été à Paris. La femme me montre son foulard acheté là-bas.

Le temple est assez grand avec beaucoup de statuettes de bouddhas dorés, dont toute une série de sages très expressifs. Je demande plusieurs fois mon chemin, pour prendre un second sentier de randonnée. Je fais route avec trois gentilles dames, qui me parlent beaucoup, mais je ne comprends pas un mot, évidemment. Je reprends une dernière navette pour sortir du parc, fais du change pour le bus, puis retrouve le 21 prêt à partir.

DSCN0496Je me fais déposer devant une grande arche chinoise, devant un lac que j'ai repéré comme devant être l'accès aux Pics des 7 étoiles. Je parlemente un moment avec deux femmes chauffeuses de pousse-pousse. Il est trop tard pour accéder à la réserve qui ferme à 17h30, mais il est apparemment encore temps de faire le tour du site en pousse-pousse, pour voir le coucher du soleil. La femme, qui parle un peu Anglais, baisse son prix à 40 Yuans et je finis par accepter.

Je ne le regrette pas. La route est magnifique et la lumiere juste parfaite. Les pains de sucre sont une mise en bouche avant Yangshuo. C'est ravissant. Il y en a donc sept, tout autour d'un grand lac, relativement bien préservé. J'escalade le premier d'entre eux. Puis, ma chauffeuse m'arrête à plusieurs reprises, pour prendre des photos. Le site est changeant et la lumière le rend particulièrement beau. Nous sommes prises dans un embouteillage pour rejoindre un grand axe. Fumées d'échappement à fond. La femme me serre la main pour me dire au revoir, ce qui n'est pas du tout la coutume chinoise.

 

DSCN0497Je prends une grande artère, à la recherche d'un café Internet, et me casse le nez à plusieurs reprises. Je finis par me faire accompagner par un jeune Chinois, au jogging orange, qui pousse l'amabilité jusqu'à me payer ma session et prendre un ordinateur à côté de moi ! Pendant que j'écris mon blog, il a trouvé moyen de planter la webcam sur moi pour montrer ma trombine à tous ses copains, avec qui il chat sur qq, le chat chinois. Il y a même une de ses copines qui appelle pour me parler !

Mon nouvel ami a trouvé un moyen hyper pratique de communiquer entre nous, un traducteur automatique Chinois-Anglais. Il tape sa question en Chinois, je lis et réponds en Anglais, et le tour est joué. On fait une bonne conversation, puis quand j'en ai fini avec mon business sur Internet, je lui dit que je vais aller dîner.

DSCN0503Qu'à cela ne tienne, il m'emmène dans un petit resto du quartier, casual, m'a-t-il dit, et commande pour moi les spécialités de la région, le riz gluant fourré à je ne sais quoi, des raviolis à la vapeur fourrés à je ne sais quoi, mais certains avec beaucoup trop d'ail pour moi. J'en laisse la moitié, car il a commandé trois fois trop de trucs, surtout qu'il est plus de 21 heures et qu'il a évidemment déjà dîné vers 18 heures, à la chinoise.

Nous retournons chatter encore un moment sur le web et il m'inscrit sur qq pour qu'on puisse rester en contact. Je rentre ensuite à la maison, pas trop sûre de mon chemin, mais me retrouve par miracle dans la bonne rue, ouf sauvée.

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Christine 10/03/2010 13:37


on nous a aussi parfois payé notre session internet ou notre dîner...Sont généreux les Chinois ?!
Ou tu lui as tapé dans l'oeil à celui-là !

bises