Journée sans voiture

Publié le par LAO.Nord

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Quito, dimanche 8 novembre,

Levée 10 heures. Dépassé l'heure du petit dej à l'auberge... Le thé est cependant toujours en libre service. Je laisse ma lessive à la buanderie. Puis je passe à la boulangerie du coin où je trouve tout un assortiment de petits pains et un yaourt à la pêche. Je retourne grignoter mon butin dans la salle commune.

Je ressors visiter la vieille ville. Je commence par la Basilique sur les hauteurs puis descends la rue Venezuela jusqu'à la Place du Théâtre, passant devant de jolies maisons coloniales peintes de couleurs vives. De part et d'autre, s'élancent des volées de marches au milieu de ruelles en pentes, à flanc de colline.

DSCN5133Je fais une pause au Café du Théâtre pour un jus de fraises et un expresso. Je me prélasse un moment à la terrasse. Je me décide enfin à bouger et arpente les rues en pente, passant devant la jolie Église de la Merced au clocher blanc orné d'une grosse horloge. La messe bat son plein, les chants accompagnés à la guitare sont très entraînants.

De là, mes pas me mènent Place San Francisco, encore une église devant laquelle passent les trolleys. Je descends jusqu'aux portes de la vieille ville et immortalise la plaque du Paseo 24 de Mayo, l'une des victoires de Sucre sur les troupes royalistes en 1822. Le quartier, au pied d'une colline surmontée d'une statue de la vierge, n'a pas l'air très sûr mais des policiers sont en vigile à chaque coin de rue.

DSCN5152Je remonte Place San Domingo. Encore une porte de la vieille ville. J'admire le portail de l'Église de la Compañia, baroque ultra-chargé, et me décide à rentrer. Quelle n'est pas ma surprise de découvrir l'intérieur, entièrement décoré de pan de oro. Très chargé mais admirablement travaillé et rutilant. J'y reste un bon moment, admirant voûtes, chapelles, orgue, peintures des saints et de l'enfer (très explicite sur les traitements subis suivant les péchés).

La Plaza Grande vaut également le détour. Le Palacio del Gobierno est très imposant avec sa colonnade. L'immense cathédrale est assaillie par des badauds qui en occupent toutes les marches, charmés par un bonimenteur. Je poursuis ma promenade rue del Espejo où se trouve le théâtre Bolivar à la façade Art Déco. Je remonte la rue Flores pour observer l'Église San Augustin devant laquelle un attroupement écoute un groupe de chanteurs locaux très plaisant.

Je reviens sur mes pas pour prendre un chocolat chaud dans l'un des cafés de la rue Espejo. Je suis horrifiée de voir des bulles de gras flotter dans mon breuvage qui est absolument infâme.  De plus, ils m'ont apporté une empanada au fromage saupoudrée de sucre, que je n'ai évidemment pas commandée ! Je m'en vais laissant la quasi-totalité de cet horrible en-cas et me réfugie à nouveau au Café del Teatro pour une tasse de thé. Le serveur me reconnais et s'étonne de me voir de retour si vite.

DSCN5170Je rentre à l'auberge et me pose une petite heure sur le Net, chattant au passage avec Hélène qui est connectée depuis l'Angleterre. Je remonte demander une heure supplémentaire, n'ayant pas terminé mon article, mais c'est déjà l'heure du dîner. Il n'y a plus de soupe. Va pour la pizza végétarienne.

Je retrouve la Hongroise et la Suédoise de la veille. Puis je discute avec Carl, un Anglais qui voyage pendant 15 mois en Amérique Latine et en Asie. Il arrive tout droit de Colombie après avoir traversé l'Amérique Centrale. Il a travaillé pendant six mois dans la lutte anti-terroriste. Nous nous donnons rendez-vous le lendemain pour le petit déjeuner.

Publié dans Equateur

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