L'art de la communication

Publié le par LAO.Nord

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Macao, jeudi 4 mars,

Levée 9 heures. Je me prépare puis m'arrête pour prendre un petit dej dans un café chinois de la Rua Mercadores, ayant avisé des petits pains frais dans la vitrine. Je goûte même une sorte de galette à la cacahuète. Je m'arrête ensuite à l'office du tourisme voisin, où une charmante jeune fille me renseigne sur les bus pour la Portas do Cerco à la frontière chinoise, Guangzhou et Coloane, l'île qui fait face à Macao.

Je commence par Portas do Cerco, complètement au Nord de la ville. Rien de très impressionnant, si ce n'est d'être face à la frontière... Le jour J sera pour demain. Je longe une horrible voie express pour arriver au Parc Sun Yat Sen, qui fait face à la Chine, séparé seulement par un fin canal. Les bâtiments se font concurrence en laideur de chaque côté de la rive. Je redescends vers la forteresse de Mong Ha et sue à grosses gouttes en montant la colline. La chaleur et la moiteur ne sont pas propices à réaliser le moindre effort... Autre point de vue sur la ville, toujours autant d'immeubles terrifiants de laideur.

DSCN0299Je m'arrête au très joli temple Kun Iam, qui présente de très belles aquarelles, dont plusieurs de Bouddhas bien replets assez rigolos. Un petit parc, au calme, encore en hauteur, permet de faire une petite pause. Je ressors et me dirige vers la forteresse da Guia, que je n'ai pu visiter hier.

Au passage, je m'arrête dans un resto chinois qui m'a bonne allure. Je demande le menu, et la serveuse éclate de rire, m'apportant un menu entièrement en idéogrammes, pas de version portugaise, pas de photos pour m'aider... Elle demande à ma voisine de table, une toute jeune fille, si elle peut servir de traductrice. La jeune fille me demande ce que je veux, et comme je n'en ai aucune id"e, me commande un thé chinois et 3 sortes de dim sums différents.

DSCN0310Elle me demande d'où je viens, me présente sa maman, avec qui elle déjeune, et m'offre un dim sum sucré, sorte de purée violette entourée d'un grillage blanc. Aucune idée de ce que ça peut bien être, mais c'est très bon. Je remercie vivement. Mes plats arrivent les uns après les autres, crevettes aux oignons et aux algues grillés, raviolis de crevettes à la vapeur, et pour finir, une sorte de pain d'épice. Tout est absolument délicieux et je remercie la jeune fille de son choix.

Une petite fille vient me voir à plusieurs reprises, intriguée, puis appelle sa maman pour lui dire de regarder. Sa maman vient me voir et s'excuse du dérangement. Je suis vraiment l'attraction du lieu. Je prends ensuite le télécabine, qui monte la colline da Guia, et marche jusqu'au petit phare, qui domine la ville. Je redescends vers le jardin Vasco de Gama pour prendre un bus vers Coloane. Alors que je fais de la monnaie dans une boutique, en face de l'arrêt, le bus me passe sous le nez, et je dois attendre le suivant un bon quart d'heure.

DSCN0315Nous passons sur l'île de Taipa, via le pont suspendu. Je découvre effarée le Venetian, l'énorme casino reproduisant les bâtiments les plus célèbres de la ville de Venise, grandeur nature. C'est clairement le plus beau de tous les casinos de la ville. Tous les autres sont clinquants et sans aucune élégance. Nous passons de Taipa à Coloane, séparées seulement par une sorte de marais.

Le village de Coloane est tout tranquille, petites maisons sur pilotis, une petite église et quelques maisons coloniales, deux petits temples, plusieurs hangars de chantiers navals traditionnels, visiblement en désaffection, et juste en face, les collines verdoyantes de la Chine continentale, séparée seulement par un tout petit bras de mer, que l'on pourrait traverser à la nage.

DSCN0328J'attends mon bus et il arrive sans que j'aie pu voir quel numéro. Je demande le centre de Macao mais personne ne peut m'aider. Je redescends du bus et réalise alors que c'est le 25, celui avec lequel je suis venue ! Je suis bonne pour en attendre un autre.

Le 26A ne tarde pas à arriver et me ramène aussi au centre. Au bout d'un moment, tout le monde commence à parler dans le bus et je ne comprends bien évidemment pas pourquoi. Un jeune homme, en costume cravate, m'explique qu'on doit changer de bus, celui-ci s'arrêtant avant la fin du parcours. Le chauffeur descends et nous fais monter dans un autre bus sans repayer le trajet. Celui-là s'arrête au casino Grand Lisboa. Sur le chemin de l'hôtel, je m'arrête à la Pacific Coffee Company pour un jus de goyave-citron et surtout pour Internet.

DSCN0342En sortant, je vais dîner dans ma rue, retournant au resto qui nous avait bien plu avec Cheryl le premier jour. Je commande un plat de nouilles et la serveuses m'explique qu'elle n'a plus ces sortes de nouilles, elles m'en propose deux autres sortes en échange. J'avoue ne pas bien faire la différence, pas encore habituée aux subtilités des nouilles chinoises.

Je rentre ensuite à l'hôtel et bouquine un peu tard, entre la préparation de mon voyage en Chine continentale et mon bouquin sur Franck Lloyd Wright. Il est près de minuit quand je me couche enfin. Je suis malheureusement réveillée à deux reprises par des clients bruyants, ayant certainement bu, dont la fumée de cigarette arrive jusqu'à moi et, je réalise au travers de brefs échanges en Anglais qu'il s'agit d'une prostituée ramenant ses clients ! Charmant, heureusement que je pars demain...

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