L'experience du durian

Publié le par LAO.Nord

DSCN2354Phnom Penh, jeudi 3 juin,

 

Levée 7h30. Ce matin nous sommes a cinq dans le tuk-tuk. Mathilde est partie plus tôt pour son cours. Leo et Alex partent demander l'autorisation a Vibol pour partir en début d'après-midi vendredi afin de pouvoir passer la soirée a Kep. Je les rejoindrai samedi matin. J'avance toujours sur ma recherche de bouquins pendant que Leo me demande comment orienter son questionnaire sur les promotions dans les telecom.

 

A midi, Gabi, Alex et Leo nous quittent pour se rendre a la Mission Économique de l'ambassade de France. Mathilde préfère aller au Lotus avec Yvon mais Lauren et moi retrouvons Rithy et un collègue de la filière mécanique au petit resto habituel. Je sens que Lauren n'est pas conquise par la nourriture mais n'ose rien dire car le nouveau venu maîtrise très bien le Français. Après déjeuner, nous restons encore un moment a discuter avec Lauren.

 

DSCN2348Je pars ensuite au marche acheter des durians pour mes étudiants. Mission compliquée. Je passe d'abord au Lotus Blanc me renseigner sur les tarifs et les quantités nécessaires. 1$ le kilo. Sachant que l'on ne sait pas vraiment s'il y aura beaucoup de chair a l'intérieur, c'est la surprise a l'arrivée. Je trouve un stand avec quelques fruits. Je choisis le plus gros durian et demande qu'on me le découpe. Il est malheureusement pourri. On en choisit un autre et deux plus petits. Le découpage se fait avec une sorte de machette et est une opération délicate. J'achète aussi 1,5 kg de mangoustans. On se parle par gestes et on se comprend plutôt bien au final.

 

Je dépose mon précieux chargement dans le réfrigérateur de la guesthouse puis me remets a mon poste. Quelle surprise de voir que j'ai un message de l'ancien directeur de l'ESSEC qui est venu deux fois en mission chez PSE dans le cadre du partenariat avec la business school. Il voudrait me rencontrer car il a entendu que j'allais partir en mission chez PSE !  Je lui réponds immédiatement que je suis déjà au Cambodge. Je peux le contacter ce soir par Skype ou sinon il peut me joindre des maintenant sur mon portable de fonction. J'ai a peine le temps de googler son nom qu'il appelle. Les pages n'ont même pas eu le temps de s'afficher...

 

DSCN2351Il se trouve qu'il est un spécialiste du marketing direct. Nous échangeons et convenons de nous rencontrer mi-juillet car il est en ce moment a l'ESSEC Singapour et participera ensuite a un festival de piano a Nice. Un homme bien occupe. Il lui est difficile de donner a PSE un avis sur moi ne me connaissant pas... Après avoir raccroche, et en consultant son CV, je m'aperçois qu'il a écrit un livre en collaboration avec un expert en marketing direct avec qui j'ai eu l'occasion de travailler sur un projet. Je lui propose donc de le contacter pour avoir une vision de moi dans le milieu professionnel.

 

Il est bientôt l'heure de retrouver mes petits compagnons. J'assiste a la mise en berne du drapeau. Tous les yeux sont rives sur mes deux petits paquets. Déjà les étudiants se précipitent pour me délester et nous gagnons la salle de classe. Timides, ils n'osent pas commencer tout de suite mais une fois que le bal est lance, la masse de fruit disparaît en un rien de temps. Je crois que ça leur a bien plu.

 

DSCN2355Ils m'ont ensuite préparé une chanson d'amour en Français que quatre étudiantes ont répété. Elle réclament des bisous pour leur performance et je dois finalement faire le tour de la classe pour une distribution car beaucoup réclament aussi. Un soliste vient a son tour chanter une chanson d'amour en Anglais, l'idée étant toujours je t'aime mais tu t'en vas, je te garderai dans mon coeur... Il a une très jolie voix. La classe l'accompagne en sourdine. Je lui dis qu'il a mérité un baiser aussi mais il s'enfuit en courant. J'ai du faire une gaffe, ce qui est ok entre filles ne l'est pas entre filles et garçons !!! Il revient pourtant chanter une deuxième chanson en Anglais toujours aussi romantique.

 

Je dois a mon tour chanter une chanson. Je m'exécute tant bien que mal. Je suis sollicitée pour un discours d'adieu que je n'ai pas préparé. Chacun y va ensuite de son propre discours en commençant par Sokleng. Il y a des tentatives de discours en Français et même un étudiant qui me dit avoir beaucoup de difficulté en Anglais mais qui fait un gros effort pour moi. Ils sont vraiment trop craquants. Ensuite c'est l'euphorie de l'incontournable séance photos. Déjà les étudiants doivent partir pour regagner leur maison.

 

DSCN2344Visal, Sokleng et Phalla, traînent la patte et m'accompagnent jusqu'à leurs vélos. Je sens que Piseth n'est pas d'humeur pour le cours de Khmer. De toute façon il est déjà 18 heures. Je lui demande quand même de m'accompagner car j'ai une petite surprise pour lui. Je lui offre son cadeau mais la tradition khmère veut qu'on ne le déballe pas devant la personne. Il me remercie et s'en va a reculons en faisant des petites courbettes. Je crois qu'il est très touche mais ici pas question de se faire la bise ni même de se serrer la main.

 

Mathilde et Lauren, qui sont allées soutenir le match de foot ou notre équipe a inévitablement gagne, ne tardent pas a me rejoindre. Nous retrouvons notre chauffeur en avance tout comme nous. Il nous dépose a la guesthouse ou je fais une pause Internet en attendant que Leo, Alex et Gabi nous rejoignent pour dîner. Pour notre dernier repas tous ensembles Chez Mama, Leo propose gentiment de m'offrir le vin. Je commande les traditionnelles fried noodles with beef. Grande euphorie. Mathilde en prend pour son compte comme tous les jours a l'heure de l'apero.

 

Des rats ne cessent de passer en courant. Je n'ai pas encore parle de rats mais nous les fréquentons maintenant depuis un mois, ce sont devenus nos familiers. Dans le hall de l'hôtel, ils ont leur petit sentier, a PSE, dans la rue, bref ils sont omniprésents. Meme Lauren commence a s'habituer malgré sa phobie.

Publié dans Cambodge

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