La Mitad del Mundo

Publié le par LAO.Nord

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Quito, mercredi 11 novembre,

Carl est encore en retard au rendez-vous. Je prends mon petit-dej en discutant avec Ines, une Portugaise qui est arrivée la veille au soir de Mexico. Elle ne sait pas trop quoi faire aujourd'hui et me demande si elle peut se joindre à nous. De son côté, Marianne de demande si Sean, un Californien peut venir avec nous. The more, the merrier ! A 11h, alors que nous nous apprêtions à partir sans lui, Carl débarque enfin. Il devait régler le complément du voyage à l'agence et a dû tirer l'argent en liquide, sa carte a été bloquée, il a dû appeler sa banque, bref, il est là, on y va !

Dorit nous pilote jusqu'à la Avenida Americas d'où nous devons prendre un metrobus pour Ophelia. Le bus tarde à arriver. Il est bondé. Ines, Carl et moi montons à bord mais la porte se ferme au nez des autres. Nous les attendrons à Ophelia. Nous faisons le trajet compactés comme des sardines. Sur la fin, Ines et moi trouvons des places assises. Nous descendons au terminus, tout au Nord de la ville. Les trois autres, nous rejoignent immédiatement, leur bus était juste derrière nous et beaucoup moins bondé !

DSCN5421.JPGDu terminal, nous prenons un autre bus pour Mitad del Mundo. C'est à peine si nous quittons l'agglomération étendue de Quito. Le bus nous dépose au milieu d'un rond-point. Nous boudons l'emplacement kitchissime au monument pour touriste qui marque l'emplacement de la Mitad del Mundo selon l'expédition française de 1736, qui se serait trompée de 200 mètres.  Nous préférons faire 200 mètres de plus pour visiter le musée Inti-Ñan, où passe l'Equateur.

Le petit musée et un mêli-mêlo amusant très interactif. Nous nous amusons beaucoup avec la force de Coriolis, regardant l'eau tourner dans un sens puis dans l'autre selon que nous placions le lavabo au Nord ou au Sud de la ligne équatoriale. A l'emplacement précis, l'eau tombe tout droit. On connaissait l'expérience mais c'est quand même bien rigolo de le vivre ici. Nous devons ensuite équilibrer un oeuf sur un clou mais je n'ai pas le doigté visiblement. Nous terminons par une épreuve de force. Notre résistance physique semble complètement anéantie sur la ligne équatoriale.

DSCN5425.JPGEn ressortant, nous nous séparons. Inès et Sean rentrent au centre tandis que Dorit, Marianne et moi nous rendons jusqu'au cratère Pululahua où Dorit a prévu de passer la nuit. En effet, ce cratère a la particularité d'être habité. Nous prenons un bus puis montons jusqu'au sommet du volcan. En chemin, nous rencontrons un âne aussi chevelu qu'un rasta.


Il est déjà bien avancé dans l'après-midi quand nous arrivons au cratère. Nous nous dégonflons pour descendre jusqu'en bas. La pente a l'air rude et la remontée nous prendrait pas mal de temps. Dorit flanche aussi et préfère rentrer avec nous à Quito. Nous retrouvons un bus qui nous ramène en ville. Nous partageons nos dernières réserves. Mes Oboles de Lucernes nous sauvent encore la mise  ! Cette fois c'est la fin du paquet.


DSCN5426Le bus nous dépose quelque part dans Quito. Nous marchons un peu et je hèle un bus qui semble nous rapprocher de chez nous. En effet, il nous dépose à San Blas à deux pas de notre hôtel. Nous nous accordons une heure de répit avant de nous rejoindre à 18h30 pour aller dîner dans la Ville Nouvelle.

En montant sur la terrasse pour me faire un thé, je tombe sur Katie et Ian, un couple d'Australiens, rencontrés à Huaraz. Ils se dirigent vers la Colombie où ils doivent rejoindre leur fils. Je discute un petit moment avec eux. Nous partageons notre expérience du Sud de l'Equateur et du Nord du Pérou. Je les abandonne pour aller dîner.

Nous prenons un taxi groupé pour Mariscal, le quartier des restos. Dorit s'arrête chez Libri Mundi pour acheter un petit guide de conversation Allemano-Espagnol. Au moment de payer, la ville sombre dans l'obscurité. L'électricité est coupée dans tout le quartier. Elle paye à la bougie. Nous rentrons dans le resto voisin qui fait de la cuisine équatorienne typique, lui aussi éclairé à la bougie.

DSCN5428Nous commandons des entrées typiques tamales et empanadas et des cuyes pour ne pas manquer le plat national. Nous sommes malheureusement rejoint par une bruyante tablée que nous supposons hollandaise. Bruyants souhaits. Nous commençons vraiment à nous énerver quand un accordéons attaque des airs de guinguette et que le groupe gueule à plein poumons. C'est à peine si nous nous entendons parler.


Après ce désagréable intermède, nous partons à la recherche d'un bar qui aurait encore de l'électricité pour prendre des glaces. Après plusieurs tentatives infructueuses, nous finissons par rejoindre une rue éclairée et nous posons pour déguster nos glaces au calme. Nous papotons encore un moment avant de rentrer à l'hôtel. Devant la porte, nous retrouvons Inès et Sean qui nous proposent de prendre une dernière bière. La terrasse est fermée à cette heure mais nous squattons la salle Internet où nous passons un bon moment. Il est minuit quand je regagne mon petit lit !

Publié dans Equateur

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