Les deux faces de Palenque

Publié le par LAO.Nord

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Palenque, jeudi 4 février,

7 heures, le réveil sonne. Je me précipite à la douche. Juste un rideau, et encore les crochets pour suspendre les vêtements à l'extérieur, mais cette fois, au vu de tous les passants. Là encore, étonnante douche chaude. Morgan n'a pas dû se réveiller pour me rapporter mon adaptateur.

Je fais provision d'eau et prend un collectivo pour être à l'ouverture sur le site. Je passe le guichet en mangeant mon petit pain acheté à la boulangerie la veille, grave erreur, la nourriture est interdite sur le site et je dois le terminer à l'extérieur.

DSCN8700Il y a déjà du monde et la chaleur est impressionnante pour 8 heures du matin. Le site me plaît beaucoup. Plusieurs petits temples, un palais avec une tour, probablement utilisée pour l'astronomie, et qui a quelques lointaines apparences avec les pagodes chinoises.

Je suis assez ennuyée par les groupes de touristes. Beaucoup de francophones. Impossible d'y échapper. J'escalade le temple de la Cruz d'où on a une magnifique vue sur l'ensemble des édifices et la jungle alentour. Les temples, le jeu de pelote et les édifices plus éloignés sont légèrement plus calmes, mais globalement les gens crient d'un temple à l'autre, les guides rameutent leurs troupes, je suis assez énervée. Je dépasse une troupe de Français au niveau de la cascade et vais admirer les ruines en contre-bas, passe le petit pont suspendu et sors du site, direction le musée.

DSCN8701Belles stèles, masques et colliers de jade, trônes aux inscriptions. Je suis fascinée par les caractères de l'écriture maya. Je me pose à la cafétéria déserte pour un pauvre sandwich puis repars à l'assaut du site par un autre chemin. Je suis seule et les singes hurleurs m'appellent ou me menacent du haut de leur arbre.

Ce groupe d'édifice a le charme des endroits retirés, peu visité, encore pénétré de végétation et abritant toutes sortes d'animaux. Deux employés du site me montrent un endroit d'où on peut mieux observer les singes hurleurs. Je continue ma grimpette et tombe nez à nez avec une famille de toucans.

DSCN8712Je retrouve le jeu de pelote. Le site est déserté. A peine quelques touristes égarés, certains dessinant dans l'herbe. C'est calme, apaisant. On peut enfin profiter du site. Le soleil s'est caché et la lumière est un peu moins belle mais il fait aussi bien moins chaud.

Je monte sur des temples que j'avais contournés ce matin et retourne me poser en haut du temple de la croix. Je visite l'intérieur du palais que j'avais aussi écourté en raison de la foule. Le soleil revient et nous offre sa belle lumière chaude de l'après-midi, moins crue et colorant les pierres blanches de tonalités ocre jaune.

DSCN8756Enfin, je me décide à quitter les lieux, direction la ville. Photos, articles, emails, après deux petites heures sur Internet, j'entends les voix de Morgan et Najib qui rentrent dans le cyber. Ils ont laissé mon adaptateur à la réception. Ils vont prendre le bus de nuit pour Campeche. Je leur fais mes adieux et rentre au Panchen.

Dans la chambre voisine, une fille conte des histoires en s'accompagnant de sa guitare, façon griot africain, mais en Anglais. Je retourne au Don Mucho et commande cette fois une pizza digne des éloges de Christine, épinards, champignons frais, queso manchego, oignons sur une pâte croustillante cuite au feu de bois. Un petit groupe de reggae accompagne la soirée agréablement.

Publié dans Mexique

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