Les plus grandes chutes d'Asie

Publié le par LAO.Nord

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Anshung, Huangguoshu, mercredi 24 mars,

Levée à 9 heures, après une belle nuit blanche qui m'a tenue éveillée jusqu'à la dernière ligne de cet infernal thriller. Je me prépare à prendre une douche et me laver les cheveux quand le débit s'amenuise et l'eau tourne au froid. Énervée après la scène de la veille et le manque de sommeil, je me rhabille et descends à la réception. Les femmes n'ont pas l'air le moins du monde étonnées et m'envoient dans une autre chambre me doucher, me demandant de na pas toucher au lit.

Je commence la journée par quelques dumplings à la viande et marche pendant une bonne demi-heure avant de trouver un distributeur qui accepte de me donner de l'argent. Tant que j'y suis je pousse jusqu'au temple Donglin , sans intérêt. Je reviens à l'hôtel en bus et check out contrairement à mes intentions initiales. Hors de question de passer une autre nuit avec le bruit des trains et des annonces de la gare et dans cet hôtel où les douches sont hasardeuses. Je demande à laisser mon sac à la réception, les femmes veulent me charger 5 Yuans. Du jamais vu, surtout compte-tenu du service ! Je devrais plutôt recevoir une ristourne sur le prix de ma chambre...

DSCN1092Je vais prendre un bus pour les chutes de Huanggoshu. Une heure de trajet dans un joli paysage karstique, champs vert vif, quelques maisons en pierres recouvertes de tuiles avec très peu d'ouvertures pour les fenêtres. Je demande un peu tard l'hôtel au chauffeur du bus, nous sommes déjà sur le site. Je dois regagner le village à pieds avec mon gros sac. Indications, contre-indications, je fais un kilomètre dans un sens, un dans l'autre et me voilà revenue au point de départ, ayant seulement trouvé un hôtel complet et de grands hôtels de luxe.

Je décide de laisser mon sac à la billetterie et de visiter le site. Je fais quand même une pause dans un stand pour de très bonnes nouilles en soupe. Le site est assez encaissé et la rivière est relativement calme. Un téléphérique, deux ponts suspendus, un chemin entièrement dallé, on ne risque pas de se perdre. Une guide me propose pourtant ses services à l'entrée du site. Pour voir une cascade ! Enfin, les plus grande chutes d'eau d'Asie avec près de 80 mètres de haut et 100 de large.

DSCN1099Nous sommes à la fin de la saison sèche mais c'est quand même impressionnant. On peut même passer derrière la cascade dans des grottes naturelles. Je fais une petite pause avec vue sur les chutes pour manger une mangue bien juteuse. Je termine mon petit tour et remonte à pieds, le téléphérique étant facturé 30 Yuans, en sus des 180, exorbitants, escroqués à l'entrée.

Cette fois-ci, je prends un taxi espérant qu'il me conduira à l'hôtel recherché mais il me dépose devant un hôtel, lui aussi complet. Le temps que je me renseigne, le taxi est déjà reparti. J'abandonne l'idée de dormir ici et décide de prendre le dernier bus pour Anshun même si ca me fait revenir en arrière. J'ai dans l'idée de prendre le train de nuit pour Kunming si j'arrive a choper des billets pour ce soir.

DSCN1102Sur le chemin de la gare, j'achète ce que je prends pour des sortes de gros raviolis vapeur que j'ai déjà reluqués à plusieurs reprises. Je me lance et c'est très bon mais c'est plutôt un goûter, c'est fourré avec une sorte de crème marron-chocolat, et assez consistant.

A la gare, j'ai un billet pour 21 heures. En attendant, je vais faire un dîner de riz aux oeufs dans l'un des stands en plein vent devant la gare où l'on se chauffe autour d'un brasero. Mais avec mon amuse-gueule, je cale vite et prends un petit plat à emporter pour la route. Je n'ai pas le courage d'aller  encore une fois avec mon gros sac au café Internet qui n'est pas juste a côté

DSCN1104Je patiente donc dans la salle d'attente de la gare en lisant mon guide sur Kunming et le Yunnan, en mettant à jour mon journal. Le quai est annoncé. La foule s'amasse devant les grilles à l'extrémité de la salle d'attente. Elles s'ouvrent et c'est la ruée dans l'escalier pour accéder au quai, sauf qu'une seconde grille nous bloque dans le souterrain. Ouh que je n'aime pas ça. Je comprends mieux ce qu'on m'avait décrit. Ensuite, chacun presse le pas jusqu'à son wagon et c'est de nouveau la bousculade pour monter à bord.

Un policer m'a prise en main, vérifiant le numéro de mon wagon et m'indiquant où il est. J'ai la banquette du bas, hourra ! et nous ne sommes que deux dans mon compartiment, cool ! Je termine ma barquette de riz et le train a à peine démarré que je suis déjà couchée. Je vois à peine passer les neuf heures de train jusqu'à Kunming. Ma nuit blanche de la veille m'a permis de dormir comme un bébé dans le train couchette.

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