Les sites mayas pour nous tous seuls

Publié le par LAO.Nord

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Calakmul, Balamku, mardi 12 janvier,

Levée 4 heures. Jem'habille en vitesse et part mettre mes lentilles à la lumière de la lampe de poche, pas une mince affaire. Tout le monde est sur le pont. Tom nous conduit dans la nuit noire. La route serpente à travers la forêt. Un branchage nous coupe la route et Jessica descend de voiture pour déblayer le chemin. Les 60 kilomètres nous semblent interminables. A 30 à l'heure, c'est laborieux.

Quand nous arrivons à l'entrée du site, la grille est fermée mais le jour commence déjà à se lever. Nous contournons la guérite des gardiens et pénétrons dans le site. Elena, qui est déjà venue la veille, nous guide vers la plus haute pyramide. Les animaux commencent à s'éveiller. Il fait de plus en plus jour. Tom et Nadine s'arrêtent au temple II mais Elena, Jessica et moi poursuivons jusqu'au temple I. Tous deux sont spectaculaires.

DSCN7608Arrivées au sommet, nous faisons des signes à Nadine et Tom. Pour le lever de soleil, c'est râpé, de toute façon le temps est couvert. Grâce à une faible lueur, nous identifions l'Est. Nous cassons la croûte au sommet de la pyramide et y passons un long moment à profiter du calme.

Nous redescendons ensuite visiter le reste du site déambulant dans des restes de palais, ce que nous identifions comme des bains, une haute muraille, l'acropole. Au sommet d'un petit temple, nous observons les graciles singes araignées. Puis nous escaladons le temple II à la double perspective. Nouvelle pause au sommet. Cette fois, Nadine et Tom sont au sommet du temple I. En redescendant, nous observons un troupeau de pécaris qui s'effraient à notre approche.

Nous rentrons au campement par la route longue et sinueuse. Pendant que Nadine et Tom bouclent leur bagage, nous commandons des cafés. Nadine, Tom et Jessica nous recommandent chaudement la visite du site de Balamku où des frises ont été bien préservées.

DSCN7624Elena et moi décidons de rester une nuit de plus au campement et de profiter du véhicule de Nadine et Tom pour nous faire déposer au site de Balamku. Pour le retour, nous ferons les 5 kilomètres à pied et prenons rendez-vous pour 18 heures avec le fils de l'hôtelier qui ramène la cuisinière chez elle à cette heure-là.

Le site de Balamku méritait effectivement le détour. Nous passons un bon moment au sommet d'un édifice à discuter de mes projets de reconversion avec Elena, qui s'appelle en réalité Ghislaine, mais utilise ce pseudo pour les commodités de la prononciation internationale. Nous observons une nuée de perroquets vert vif qui traversent la clairière au-dessus de nos têtes.

DSCN7640Nous nous dirigeons vers la frise, cachée à l'intérieur d'un des bâtiments et qu'un gardien maintient fermée à clé derrière une porte. Nous sommes en admiration devant les figures de crapauds, crocodiles, jaguars, perroquets, serpents que nous avons un peu de mal à démêler. Nous prenons quelques clichés puis terminons notre visite de ce petit site qui nous plaît vraiment beaucoup.

Au retour, pas de touriste motorisé pour nous avancer sur la route. Nous remontons le chemin à pied d'un pas rapide. La gardienne du site, qui rentre chez elle à bicyclette, nous dépasse. Sur la route, nous cherchons de quoi manger ayant allégrement sauté le repas de midi préférant profiter du free ride pour gagner le site. Pas vraiment le temps, il nous reste 2 kilomètres à faire sur la route principale avant 18 heures. Nous achetons des bières fraîches pour nous donner un petit coup de fouet.

DSCN7650La route n'est pas très plaisante mais il n'y a pas trop de passage. 17h50, nous arrivons au croisement. Nous avançons un peu sur la route de la réserve. A 18 heures, ponctuel, nous voyons le mini-van de l'hôtel qui ramène la cuisinière. Il nous propose de nous prendre mais nous préférons continuer à marcher jusqu'à son retour. Nous avons encore fait 3,5 kilomètres quand il revient et la nuit est presque tombée.

Nous sommes moulues par cette longue journée. Nous commandons immédiatement notre dîner mais nous sommes fait devancer par une famille de Belges. Le service est lentissime. Tout ça pour quelques boulettes de viande ! A peine le dîner achevé, nous filons nous coucher.

Publié dans Mexique

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