Motorbike ride around Antigua

Publié le par LAO.Nord

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Antigua, vendredi 27 novembre,

Levée 7 heures. Dolores nous a préparé tamales, purée de frijoles et oeufs brouillés aux tomates et oignons pour le petit déjeuner. Je me prépare doucement. Je passe payer la laverie. Je me dirige ensuite vers le supermarché et m'arrête en chemin pour visiter les ruines de San Jeronimo dont le jardin regorge de fleurs. Le temps est couvert et la vue sur les volcans est masquée. Je refais le plein de produits d'hygiène. Je passe ensuite à l'agence Plus + pour réserver mon billet de bus du lendemain. Sur le chemin du retour, je m'arrête au cybercafé où j'attaque enfin mes premiers posts sur le Guatémala.

DSCN6132Je rentre déjeuner à la maison. Caroline et Chad font leur déjeuner d'adieu avec leurs professeurs d'Espagnol. A Nuestros Ahijados, je retrouve Esther, la Californienne, venue avec son mari et une colloque. Luis nous accompagne jusqu'à Casa Jackson.

Je m'occupe de José Eduardo, un petit bout de 17 mois qui ne marche ni ne parle, et n'arrive même pas à se tenir assis. Sa peau est très sèche, comme du papier. Je lui donne à manger dans la chambre d'une nouvelle venue. L'enfant est rachitique et dort. Un infirmier me demande de donner à manger à José Eduardo dans une autre chambre car la nouvelle venue pourrait lui donner une maladie.

DSCN6150 - CopieJosé n'aime visiblement pas la compote d'abricot. Il a repeint ma blouse de compote et son bavoir est un vrai désastre. Une Danoise qui l'a nourri la veille me recommande d'alterner avec le lait qu'il aime beaucoup. Avec le lait, en revanche, il semble beaucoup plus glouton. Malgré tout, il cale sur sa compote. Je décide de le changer. La personne qui avait mis sa dernière couche ne l'avait pas assez serrée (il faut dire qu'il n'y a pas beaucoup de choix de tailles de couches) et je dois changer aussi le pantalon.


Je joue ensuite avec lui dans la salle commune. Il se plaît à taper sur un xylophone multicolore, calé sur mes genoux. Je demande à l'infirmier si je peux lui mettre de la crème sur les bras et les jambes ainsi que sur les joues. Il s'amuse beaucoup avec la bouteille de crème.

DSCN6140Je monte ensuite à l'étage supérieur où je découvre une autre salle de jeu avec un grand matelas posé à même le sol, où les enfants peuvent s'amuser en toute sécurité. Je fais faire quelques exercices à José pour le faire asseoir, pousser sur ses jambes et ramper. Cependant, ses petites pieds tout souples et sans force lui semblent d'une inutilité parfaite.

Je redescends et le dépose dans son lit car Jessica est en larmes. J'essaye de comprendre ce qui ne va pas. Elle ne veut ni aller dans son fauteuil, ni feuilleter la revue que je lui tend, ni jouer au ballon, elle n'a pas besoin d'être changée, n'a pas mal quelque part. Je pense qu'elle pleure sa maman. Vera, la coordinatrice, explique que sa maman ne veut pas la récupérer, tout comme ses frères et soeurs, qui ne parlent pas non plus mais communiquent entre eux à leur façon. Ils vont devoir être placés dans des familles mais qui voudrait adopter une petite fille de 9 ans qui ne parle ni ne marche ? Une situation crève-coeur pour les encadrants. Enfin, elle se calme et je la met dans son fauteuil.

DSCN6151Je donne ensuite à manger à Esvin qui est beaucoup moins joyeux que d'habitude et très distrait. Il est un peu enrhumé. Il est 17 heures et je dois m'en aller, il n'a toujours pas fini son lait de 16h... Le papa d'Alex, qui partage la même chambre, va prendre la relève. Je suis vidée.

Je rentre avec les volontaires et suis klaxonnée par Chad qui passe en moto avec Alison à qui il avait promis une virée. Je retrouve Caroline en train de terminer le hachis-parmentier et la tarte aux pommes alsacienne qu'elle a préparé pour leur dernier soir en famille. Toute la fin d'après-midi, Chad fait des allers-retours avec les enfants, les cousins, les voisins du quartier, surexcités. Caroline s'y met aussi entre deux coups d'oeil à la tarte qui cuit dans le four. Les enfants finissent par monter à deux ou trois, comme le veut l'habitude locale, derrière Chad et Caroline qui les emmènent faire un tour. Ils hèlent les passants et crient "rapido, rapido", décollant du siège à chaque dos d'âne.

DSCN6171Nous passons à table et Caroline ouvre la bouteille de Cabernet-Sauvignon qui a accessoirement servi de rouleau à pâtisserie. Dolores descend son verre d'un trait (on la soupçonne de s'être sifflé en douce le reste de la bouteille de Tequila à la cacahuète rapportée du Mexique par Caroline et Chad et qu'ils avaient prévu de me faire goûter la veille). Mariela et Melanie goûtent un fond de verre mais n'aiment pas ça du tout. Nous faisons un vrai festin. Caroline est une excellente cuisinière et nous a bien gâtés.

Publié dans Guatemala

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