Navidad

Publié le par LAO.Nord

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Antigua, vendredi 25 décembre,

Levée 7h30, un peu tôt pour le jour de Noël, mais un peu tard pour être à Nuestros Ahijados à 8h... Pas trop faim, après le repas tardif de la veille. J'ai tout de même droit à des corn flakes, suivis d'oeufs brouillés et de purée de frijoles. Léger, pour commencer la journée, après un repas de fête... Je laisse la banane, c'est vraiment too much.

J'arrive tard et retrouve Mick, l'Irlandais, qui me présente sa charmante femme Deb. Ils sont très au point pour des débutants et tout roule. Ils ont déjà préparé tous les vêtements propres des enfants à l'avance. J'embraye tout de suite pour changer les lits, tandis qu'ils douchent Erika et Daphne. Je continue en donnant son bain à Jessica, qui m'octroie sa couche record pour fêter Noël et mon dernier jour.

DSCN7114Mick et Deb sont exemplaires. Ils me demandent où se trouvent les balais et nettoient les deux étages. Je passe un petit coup de serpillière. Nous jouons ensuite dans la salle commune. Erika nous fait une colère dont elle seule a le secret. J'abandonne le couple en plein repas car il est midi passé. De nouveau, fanfare de quotes. Sur le chemin, je croise Sissy qui arrive en renfort.

Je rentre déjeuner, en priant pour ne pas encore avoir des tamales. Dolores me propose de regarder la parade realisée par les enfants du quartier de la Colonia, avant de déjeuner. Tous sont déguisés et dansent, en rythme, les chorégraphies, que je les ai vus répéter, plusieurs soirs, dans les semaines précedentes, dans la cancha de futbol. Mes voeux sont exaucés. Ce midi, c'est rôti de porc froid et salade. Pas vraiment un repas de Noël digne de ce nom...

DSCN7122J'ai à peine le temps de saluer le frère de Don Augus et de prendre un café, je dois déjà filer, encore en retard pour le shift de l'après-midi. Je retourne à Casa Jackson et y retrouve Anna, la Canadienne de la veille. Brandon fait caca blanc, ce qui inquiète Anna. La pression monte quand il en est à son troisième, en moins de deux heures. Il finit par saigner de la bouche et c'est la panique. Rien de grave, nous rassure Luis, il perce juste une dent. On ne s'en serait jamais doutées, il est calme comme un ange. Vraiment une crème.

Maria Juliana est à contre-temps cet après-midi. Elle dort quand on lui apporte son biberon et crie à chaque réveil, pour qu on lui en apporte un autre... Je la berce longuement. Je prends ensuite Jessica sur mes genoux, en priant pour qu'elle ne me fasse pas pipi dessus. D'autant que j'ai la bonne idée de la faire mourir de rire, en lui faisant des chatouilles. Nous construisons la plus haute tour de légos jamais vue.

DSCN7128Je fais mes adieux aux enfants. Nous rentrons avec Anna et passons dans un café Internet ouvert, sur le Parque Central. La place est comble et l'on passe juste au moment où défile la Virgen. De façon surprenante, beaucoup de commerces sont ouverts, dont plusieurs agences de voyage, où je me renseigne sur les horaires et les tarifs des minibus directs pour Coban.

Je rentre à La Colonia, qui est envahie de vendeurs de rue et d'une foule compacte. Toute la famille de Dolores et Augustin est réunie. Il y a vraiment foule aussi dans la maison. Edgar me fait une place pour que je puisse m'asseoir et dîner. Rien de spécial, à l'oeil étranger tout du moins, toujours cette salade composée, de la purée de frijoles et les inévitables tortillas.

J'ai dit à Anna que je la retrouverai au Ricky´s bar, face à la Merced, mais il n y a pas de Ricky's bar face à la Merced. Je crois qu'elle a confondu avec une autre église. Trop fatiguée pour aller arpenter les rues à la recherche du bar en question, je me réfugie au Café Kafka, où je discute avec un Allemand qui voyage pendant six mois en Amérique Centrale, puis rentre vers 21h30 complètement raide de fatigue.

Publié dans Guatemala

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