Nochebuena

Publié le par LAO.Nord

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Antigua, jeudi 24 decembre,

Lever plus que tardif à 8h20. Il faut dire que je commençais à être un peu fatiguée. En plus, je n'ai rien prévu de particulier pour ce matin, à part aller sur Internet. J'appelle la famille sur Skype, puis me voilà à regarder les photos du Guatemala, ce qui prend un peu de temps, car il y en a déjà plus de 1000, et le voyage n'est pas fini ! Je termine par mon post habituel, juste à temps avant la fermeture de la boutique.

Je rentre déjeuner, puis me rends à Nuestros Ahijados. Vera m'a laissé un mot. Elle ne pourra pas venir et m'engage à prendre un tuk-tuk pour Casa Jackson. Je suis ses directives. Une jeune Canadienne prénommée Anna débute aujourd'hui. Je lui explique les rudiments. Nous n'avons plus que 5 enfants à nous occuper puisqu'Alex est allé passer Noël en famille.

DSCN7102Nous passons le CD de chant de Noël, que j'ai acheté, en boucle pendant la moitié de l'après-midi pour se mettre dans l'ambiance. On a même le temps de passer un coup de balai et de serpillière, de ranger le linge propre. Car finalement, 5 enfants à gerer à deux, facile ;-) Bon, en fait il y a aussi Angel, l'infirmier, qui s'occupe de la logistique, préparation des repas, etc. Nous, on se contente globalement de jouer avec les petit choux, et aussi de changer leurs couches, évidemment.

Je passe un long moment avec la petite Maria Juliana. Je donne à boire à Brandon, qui attrape son biberon tout seul comme un grand. Je change ensuite intégralement Erika et Daphne, qui se sont renversé du lait partout. C'est ensuite la course poursuite dans le couloir avec Jessica, qui s'amuse beaucoup de ce nouveau jeu.

Ce soir, je reste en famille pour profiter de la veillée de Noël. Il n y a pas vraiment d'horaire pour dîner. Dolores me propose donc de me servir, mais j'attends un peu et nous discutons autour de la table avec Edgar, Don Augus et Mama Lola.

DSCN7103Je commence sérieusement à avoir faim et Dolores me sert les tamales traditionnels, pâte de maïs et de riz, fourrée de poulet à la sauce tomate. Très "gloubiboulguesque". Tout mou et bien consistant. Pour faire descendre, un petit punch gorgé de fruits et, sans rhum. Très sobre, le repas de nochebuena. Dolores m'avertit qu'il y aura une seconde collation, un peu plus tard dans la soirée.

Dans la rue, les enfants s'en donnent à coeur joie avec les pétards. J'admire un moment le spectacle des feux d'artifice et des quotes. Comme il ne se passe vraiment rien de spécial et que j'ai épuisé ma conversation avec la famille, je vais bouquiner un peu en attendant l'heure d'aller à la Merced. Don Augus frappe à ma porte vers 21h30.

Nous partons dans les rues bien animées. Nous arrivons juste sur la fin de la posada de l'Eglise de la Merced. Énormes têtes en carton-pâte, déguisements de toutes sortes et, bien entendu, le petit enfant Jésus qui fait son entrée dans l'Église. Nous nous installons à une place libre et Don Augus tape la discute avec son voisin de banc en attendant le début de la messe. Je vois passer Mariela avec ses copines.

Les prêtres et les enfants de coeur font leur entrée avec grand renfort d'encens, l'officiant portant dans ses bras le niño Jesus. Je n'ai pas trop de mal à suivre les paroles de l'évangile et des lectures, déduisant le vocabulaire qui me manque d'après mes souvenirs. J'ai un peu plus de mal avec les chants, mais beaucoup de choses en commun, simplement traduites. Quelques chants ont tout de même une forte sonorité espagnole. Je ne peux m'empêcher d'avoir une triste pensée pour Anna et sa famille et je sors de l'Église un peu chamboulée malgré le message de joie et de paix du prêtre.

A la maison, nous retrouvons l'ambiance des pétards. Il est 23h30. Dolores me sert de la salade. Je goûte ensuite une des sucreries que j'ai apporté, réalisant, trop tard, que ce n'était pas fini. Dolores apporte les tamales negros, sucrés, cette fois-ci, et fourrés aux prunes, amandes et raisins secs. Un peu écoeurant mais pas mauvais du tout.

Minuit, c est l'heure de faire pétarader toute la ville. De concert, toutes les familles, et en particulier les enfants, déclenchent des monceaux de pétards, allument des feux d'artifice, qui fusent de tous côtés. Le vacarme est assourdissant. Cela dure près d'une heure, sans discontinuer. Je regarde le spectacle un petit moment, puis vais tranquillement terminer mon bouquin, en attendant le retour au calme.

Publié dans Guatemala

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