Passer une frontiere, toujours un grand moment de bonheur !

Publié le par LAO.Nord

DSCN9619

Yuanyang, Nansha, Hekou, Lao Cai, Sa Pa, mardi 13 avril,

 

Levée 8 heures. Je boucle le sac et descends sur la place principale à la recherche d'un minibus pour Nansha. Le premier ne démarre pas. Je prends ensuite un taxi qui zone dans la ville à la recherche de passager. Puis, je monte enfin a bord d'un bus local qui est plein de passagers et part sur le champ. En revanche, il s'arrête en route pour laver sa carrosserie, ce qui me donne l'occasion d'acheter deux bananes pour mon petit déjeuner. C'est foutu pour le bus de 10h10 pour Hekou, j'espère avoir celui de 11 heures...

 

A la gare, pas facile d'avoir mon billet. Je n'ai pas le nom de la ville en caractères chinois et malgré mes tentatives de prononcer Hekou sur tous les ton, cela semble incompréhensible pour la guichetière. Une femme semble prendre les choses en main. Je me retrouve avec un billet pour 8h30 mais apparemment pas de problème, j'aurai le bus de 10h30. Il est 10h35 passées. La femme m'emmène jusqu'au bus ou deux Français patientent depuis 7 heures. Les Chinois fument comme d'habitude moult cigarettes pour patienter.

 

A 11h10 nous partons. Je vais être obligée de passer la nuit a Lao Cai si je mets les 9 heures annoncées par Katharina... La route s'annonce aussi horrifique que décrite par le couple Franco-Israélien avec qui j'ai dîné la veille. Les travaux nous obligent a nous arrêter une bonne demi-heure en attendant qu'un engin déblaie les gros blocs qui bouchent le passage. Nous avalons une poussière orange. On se croirait dans l'un des meilleurs moments du Paris-Dakkar avec secousses a l'appui. On se fait remettre les vertèbres en place gratuitement.

 

Nous longeons une rivière argileuse qui va nous accompagner jusqu'à la frontière. Elle est bordée de palmiers. La route pourrait être agréable si elle était terminée. Le plus frustrant, c'est que nous passons sous les piliers d'une belle autoroute toute neuve. Nous nous arrêtons pour un contrôle de passeports. La police prenant son temps, j'en profite pour demander les toilettes car il est 14h30 et nous n'avons pas eu un arrêt depuis le départ. J'aurai bien attrapé quelque chose a manger au passage mais nous sommes déjà repartis.

 

La fin de la route s'avère plus douce et nous arrivons a Hekou après seulement 5 heures de trajet, inespéré. Le passage de la frontière est une autre épreuve que nous subissons stoïquement. Les Chinois sont aussi tatillons à la sortie qu'à l'entrée et me font même passer dans la petite cellule des douanes, embarquant mon passeport dans une pièce voisine. Je ne sais pas si c'est le visa libyen, ouzbek ou tout simplement US qui veut ça, mais ils me laissent finalement passer. Le plus drôle, c'est qu'il y a une petite machine pour noter le temps d'attente à la douane avec des petits smileys pour content ou mécontent. Je m'abstiens de voter pour ne pas me créer de nouveaux problèmes et avoir à me justifier auprès des autorités chinoises.

 

Le passage de la frontière vietnamienne est plus facile, si ce n'est que j'avais mal compris le fonctionnement du visa. Je pensais avoir demandé à entrer au Vietnam entre le 5 avril et le 4 mai, au cas ou mon visa chinois n'aurait pas été renouvelé. En fait, je n'ai maintenant que trois semaines autorisées au Vietnam au lieu de 30 jours. Ça va faire très court, à moins que je ne renouvelle, si c'est faisable, et bien évidemment repaye un visa. Malgré mes tentatives de protestation sur la date de validité, il n'y a rien a faire. Je suis écoeurée.

 

L'arrivée en territoire vietnamien s'avère fidèle aux descriptions des routards rencontrés en Chine. On nous saute dessus, avant même la sortie de la douane, pour prendre des petits véhicules jusqu'à la station de bus. Nous esquivons. Nous pensons passer le pont à pied, mais il est en travaux. Nous prenons finalement un taxi, qui nous facture 30 000 Dongs, au lieu des 15 000 affiches au compteur !

 

A la gare de bus, les rabatteur nous assaillent. Nous réussissons a faire baisser le prix de 40 000 a 30 000 Dongs le voyage jusqu'à Sa Pa. Nous passons un joli marché et attaquons la route, un peu brumeuse, dans une végétation tropicale. La température baisse au fur et a mesure que nous montons, et ce n'est pas plus mal car nous avons pris un vrai coup de chaud à marcher avec nos sacs dans Hekou et Lao Cai. Le mec qui nous fait payer n'est pas le même que le rabatteur qui nous a fait le prix et il me fait payer 40 000 Dongs car je n'ai bien évidemment pas la monnaie. Le couple de Français ne donne que 60 000 Dongs pour eux deux et il essaye de leur faire un scandale mais nous en restons là.

 

Le chauffeur nous dépose devant l'hôtel Lotus. Nous prenons des chambres très correctes pour 110 000 Dongs. Le changement de monnaie n'est pas évident et nous faisons nos calculs pour ne pas nous faire escroquer, ce qui semble être le sport national ici. Bien fatiguée de ma journée, je vais dîner de bonne heure dans un petit restaurant de la rue. Je teste le canard au miel avec du riz vapeur et conclus par une salade de fruit au yaourt pour rattraper le repas manqué de midi. Nous avons une heure de moins ici et je vais me coucher à 20h30, heure locale, soit 21h30 en Chine, épuisée de cette journée extrêmement éprouvante.

Publié dans Vietnam

Commenter cet article