Petites misères, petites ruines, et beaucoup de bus

Publié le par LAO.Nord

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Mitla, Oaxaca, Puebla, lundi 15 février,

Je m'habille, puis vais demander de l'eau chaude à la réception. L'aubergiste me dit qu'elle va s'en occuper, mais elle semble plus affairée à sa conversation téléphonique, vissée à son portable. Je me déshabille. Pas un pouce d'eau, ni chaude ni froide, juste pas d'eau du tout.

J'attends un peu, puis me rhabille, pour la seconde fois, énervée, et vais voir ce qui se passe à la réception. L'aubergiste monte, pour la première fois, me semble-t-il, allumer le chauffe-eau. Elle me dit qu'il ne veut pas prendre et m'envoie me doucher dans une chambre voisine. Je lui remets ma clé, n'ayant pas besoin de revenir dans ma première chambre, j'ai mon petit sac avec moi.

DSCN9325Je découvre que la douche est moyennement propre (ce n'est pas un baño compartido mais une chambre avec sdb privée, pour laquelle j'ai dûmentpayé la veille) et ce, juste le jour où j'ai bêtement laissé mes inséparables tongues de douche à Oaxaca. Je quitte l'hôtel furibonde et recherche un endroit où prendre mon petit déjeuner, certainement pas le resto de l'hôtel, je leur ai déjà laissé bien trop d'argent pour la qualité du service !

J'erre un peu avant de me décider à entrer dans le bel hôtel de la place principale. Le service a lieu dans la cour intérieure, au soleil. J'opte pour le petit déjeuner continental. Arrive le jus d'orange, une fois celui-ci terminé, l'expresso, et, dix bonnes minutes plus tard, les toasts, qui sont en fait des biscottes, quelle arnaque pour un endroit qui se veut standing !

DSCN9338Je remonte la rue, contourne l'Eglise San Pablo et arrive au site Zapotec, à moitie détruit par les Espagnols ayant réutiliséles pierres pour la construction de l'Eglise. La première série de temples, attenante a l'Eglise, est malheureusement assez abîmée, mais conserve tout de même de belles frises aux motifs géométriques, quelques restes de peinture rouge à base de cochinille et des pièces intérieures entièrement travaillées de motifs géométriques.

Le groupe des Colonnes est nettement plus impressionnant. Toujours ces frises mais mieux préservées, et un aplat de peinture rouge vif, unique en son genre. On pénètre dans le Castillo à la belle symétrie, puis ressort à la chaleur, descend visiter les tombeaux. Un dernier coup d'oeil à la vue panoramique sur les montagnes, puis je sors du site et me dirige vers le petit calvaire décrépit.

DSCN9341Je quitte la ville et attend à l'arrêt de bus une bonne demi-heure avant l'arrivée du bus pour Oaxaca, qui ne s'arrête malheureusement pas, comme je le pensais, à El Tule, où se trouve le plus gros arbre du monde. Il y a un tel embouteillage à l'arrivee àOaxaca que je n'ai pas le courage de refaire les dix kilomètres en sens inverse et zappe cette merveille de la nature, vieille de 1500 ans au bas mot.

Je repasse juste à l'hôtel pour récupérer mon sac, mais le réceptionniste est sous la douche. Pendant cet temps, je vais déjeuner tardivement dans un des comedores du marché. Très bonne tomatada de res accompagnée d'une horchata rafraîchissante.

Le réceptionniste m'accueille, torse nu, dans son antre et me laisse récupérer mon sac, sans mot dire sur le fait que je ne revienne pas dormir un nuit de plus ici. Le prochain bus pour Puebla part à 16h30. La route est de plus en plus montagneuse, mais le paysage m'est largement caché par les rideaux de mes voisins contre le soleil, puis la nuit tombe et je ne peux plus rien admirer du tout.

DSCN9351Très joli film dans l'univers des contes fantastiques, Stardust, avec la magnifique Michelle Pfeiffer et le surprenant De Niro, tous deux complètement et brillamment à contre-emploi. C'est suivi d'une gentille ânerie sur une victime de la mode et acheteuse compulsive.

Arrivée au terminal, je prends un "taxi seguro". On indique sa destination, on paye à l'avance et on vous donne un ticket avec le numéro du taxi. Mon chauffeur me conduit dans la très chouette auberge Santo Domingo, dans une ancienne maison coloniale,avec jolie cour intérieure et balcon tout autour.

Je ressors tout de suite dîner avant qu'il ne soit trop tard et me dirige vers le Zócalo, jetant mon dévolu sur Vittorio's, un grand resto italien. Tagliatelle alla panna et flan a la mexicana. Je rentre à l'auberge et lis encore un peu avant d'éteindre la lumière.

Publié dans Mexique

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