Pittoresque marché de San Francisco el Alto

Publié le par LAO.Nord

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Quetzaltenango, San Francisco el Alto, Momostenango, vendredi 18 décembre,

Il est neuf heures et demie passées quand je débarque pour le petit dej et mauvaise nouvelle, il n'y a plus de yaourt con granola, dur, je vais être obligée de prendre les pancakes... A la table voisine, René, un Hollandais, se propose de venir avec moi au marché de San Francisco el Alto. Le temps de terminer mes pancakes et nous voilà partis pour le terminal de la zona 2. Le bus ne nous déposera qu'à Cuatro Caminos. Nous patientons un peu, puis prenons la route. A Cuatro Caminos, nous n'avons pas de mal à trouver un autre chicken bus pour San Francisco.

Le marché est l'un des plus grands d'Amériquecentrale et très pittoresque. Très informel, pas vraiment une organisation par typologie de produits. Tout est à même le sol. Nous tombons même sur un marché au bétail avec vaches, buffles, cochons, pintades, coqs, chiens, chèvres, moutons.

DSCN6948Et le folklore ne s'arrête pas là. Les femmes revêtent leur magnifiques huipiles colorés, les enfants à califourchon sur le dos des mamans qui les attachent avec des foulards bariolés, les hommes portent des chapeaux de cow-boy. On croise des porteurs chargés de marchandises, de nombreuses femmes ont de grands panniers en équilibre sur la tête.

Nous descendons les rues adjacentes à la place principale du marché et la foule se presse dans les allées étroites au milieu des odeurs de piments, d'épices et de poisson séché. Sur la place de l'Église, se dresse le marché aux vêtements, étalages de chaussures, chaussettes, soutiens-gorges, huilpiles, etc. J''avise un stand de boisson qui m'intrigue et nous nous arrêtons pendant que je goûte à une boisson chaude et sucrée à base de riz et de lait.

DSCN6952Nous nous frayons un chemin, les sons ne sont pas en reste. Cris des vendeurs pour ameuter le chaland, des porteurs pour demander le passage, des mendiants pour une petite aumône, musique beuglant des boutiques de disques, enfants pleurant. Nous arrivons ainsi jusqu'au marché aux meubles et un peu plus loin, sous un grand hangar les comedores où nous faisons halte pour une carne asada juste au bon moment car le temps se couvre et une pluie diluvienne s'abat sur la ville suivie de gros grêlons. Tout le monde court s'abriter sous le hangar. Les rues ruissellent.

Quand ça se calme, nous gagnons l'arrêt de bus pour Momostenango d'où nous avons une superbe vue sur les volcans après la pluie. Le bus arrive et nous voilà partis à travers une forêt de conifères toujours plus haut dans les montagnes. Momostenango est très calme aujourd'hui, tout le monde est au marché de San Francisco.

DSCN6958Nous faisons un rapide tour du village, entrons dans l'église où est dressée une immense crèche, déambulons dans les allées du marché complètement désertes et qui nous paraissent bien pauvres après le foisonnement de celui de San Francisco. René propose d'aller jusqu'à El Risco. Nous affrétons un tuk-tuk qui nous déposes à quelques cuadras de là dans un paysage de cheminées de fées loin de valoir la Valle de la Luna de La Paz.

Nous rentrons à pieds et nous arrêtons au passage dans un petit café puis reprenons un chicken bus direct pour Xela. Ce dernier se remplit complètement et monte à bord l'emblème mythique du véhicule, une femme portant deux bébés poulets piaillant dans un panier. J'immortalise l'instant par un petit film pour ne rien perdre du son ni de l'image.

DSCN7004De retour en ville, je descends un peu rapidement et nous devons attendre un bon moment avant de trouver une camionnette qui nous ramène au Parque Central. Nous repassons à l'hôtel puis je file sur Internet avant la fermeture du cyber à 3 Quetzales à 18h30.

J'ai un message de Corinne dans ma boîte aux lettres me remerciant de mon soutien et m'annonçant qu'après être tombée dans le coma lundi soir, Anna est décédée mardi soir, son corps n'ayant pas supporté la chute. Sa famille est ici et ils essayent de lui apporter tout le soutien possible. Corinne est cependant contente que j'aie encore envie de revenir à Casa Jackson pour passer Noël avec les enfants.

DSCN7008Je rentre l'âme en peine à l'hôtel. Je passe au bar me renseigner sur les excursions au Volcan Santa Maria mais la serveuse, Luna, commence par me proposer une bière et je ne dis pas non. Un black de NYC, que je comprends à peine, et un Chicano, assis au comptoir, égaient un peu ma soirée. Je commande les pâtes au pesto de Luna et un ginger bred puis regagne ma chambrette, envahie de nouvelles têtes fraîchement arrivées, 1 Italien, 2 Allemands et 1 Malais. Je bouquine un peu puis tente de dormir.

Le Malais dort à poings fermés et son réveil sonne à trois reprises, sans avoir le moindre effet sur lui. Chaque fois, l'un d'entre nous doit se lever pour l'éteindre. Je finis par m'endormir. Au beau milieu de la nuit, je suis réveillée par une locale, à moitié ivre, qui crie, sans aucune pitié pour les dormeurs et veut absolument une chambre. Je finis une nouvelle fois par retrouver le sommeil.

Publié dans Guatemala

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