Pleine lune sur le lac pour un réveillon au Sauternes et foie gras

Publié le par LAO.Nord

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Coban, Flores, jeudi 31 décembre,

Levée 9h15. Je me prépare à quitter la ville. Je marche jusqu'au terminal de bus pour Lanquin mais les bus pour  Sayaxche partent d'un autre terminal. Je prends un colectivo qui m'y dépose puis attends le départ du bus de 11h pour Sayaxche. Je fais un petit ravitaillement en eau et bananes pour la route.

Le paysage de la Alta Veracruz est vraiment somptueux. Jungle et montagne. Nous dépassons la famille d'Américains rencontrés au biotope et que je reconnais de loin aux chevelures blond clair des enfants volant au vent à l'arrière du pick-up. Je les retrouverai sûrement à Sayaxche.

Je parviens tant bien que mal à étaler mon caviar d'aubergine, eh oui on ne se refuse rien, sur mon pain complet malgré les virages. Le bus est comble. Un passager met de la musique sur son portable en complète cacophonie avec Aventura qui sort des baffles du van. Je me retourne à plusieurs reprises avec mon regard le plus noir sans le moindre effet. Je prends un coup de sang puis me calme.

DSCN7235Après 3 bonnes heures de route, j'arrive au bord d'une rivière à Sayaxche. Pas vraiment l'endroit où passer un réveillon sympa. Je me renseigne sur les lanchas pour les sites mayas des environs mais toute seule c'est un peu chéro et pas vraiment rigolo. Je me pose donc pour prendre un café dans un resto miteux et méditer sur ce que je vais faire. Je jette ensuite un coup d'oeil rapide à l'hôtel du coin puis décide de rempiler pour 2 heures de bus jusqu'à Flores.

Je commence par prendre une lancha qui me fait traverser la rivière puis patiente en attendant le départ du colectivo et aperçoit de nouveau la famille qui passe le bac mais ils ne m'ont pas vue. Dommage, ça m'aurait sûrement évité encore un voyage en colectivo, encore que cette fois j'ai réussi à choper une bonne place à l'avant.

Le paysage est plus plat et le climat de plus en plus chaud et moite. Le bus nous arrête à mi-parcours et nous demande de grimper dans un autre. Je perds au passage ma bonne place à l'avant. Le bus s'arrête à Santa Elena au bord du lac et il faut encore prendre un tuc-tuc jusqu'à l'île de Flores car la pluie commence à tomber.

Il me dépose à l'Hostal Los Amigos, l'archétype de l'auberge pour routards, cadre charmant, foule de tous pays. J'opte pour le dortoir upper class avec salle de bain privée, l'autre étant à tous vents et surtout à tous moustiques ! Je discute avec un Allemand parti pour 14 an de Mexico faire le tour de l'Amérique Latine. Je commande un délicieux liquado de fresas.

DSCN7237Je demande à mettre mon vin et mon foie gras au frais, ce qui ne pose pas trop de problème. Je passe une demi-heure sur le net mais le débit est catastrophique et j'abandonne l'idée de mettre à jour mon blog. Je récupère ma bouteille et demande un tire-bouchon. Le propriétaire m'aide à déboucher la bouteille mais refuse catégoriquement que je boive sur place.

Je m'en vais explorer l'île à la recherche d'un endroit tranquille où me poser. Après avoir longé le lac un petit moment, je trouve un emplacement au calme proche de l'embarcadère des lonchas. Je débouche le Sauternes et ouvre la boite de foie gras. Le Sauternes est presque frais mais le foie gras a plus la consistance d'une mousse. Je l'étale sur mon pain complet en savourant le vin au bord du lac. Romantique à souhait avec la pleine lune et les lanchas qui vont et viennent.

Je retourne ensuite à l'hôtel vers 21h ou 22h mais tous les routards sont de sortie et il ne reste plus que de la dinde ce qui ne me tente pas particulièrement. Je préfère retourner dans l'un des petits restos au bord du lac où j'ai repéré du monde encore attablé. Je commande le seul plat disponible le pollo a la barbacoa. Rien de très festif, mais j'ai déjà eu mon entrée de gala. Deux soeurs suédoises m'invitent à leur table.

Nous discutons un moment puis arrive l'heure de la nouvelle année. Des feux d'artifices éclatent de partout de part et d'autre des rives du lac. Nous assistons au multiples feux d'artifices simultanés de Santa Elena qui se reflètent dans les eaux du lac. Des enfants jouent avec des pétards à deux pas de nous et nous cassent les oreilles. Le serveur italien et la serveuse Italo-Finlandaise se joignent à nous pour admirer le spectacle et nous invitent à boire un verre au bar.

Je commande un ti-punch mais ils ne savent visiblement pas ce que c'est car ils m'apportent un demi-verre de rhum pur avec une rondelle de citron vert. Un peu fort. Je me range au choix de mes voisines qui ont pris un Cuba Libre et demande à faire rajouter du Coca, ce qui semble la seule chose qu'ils sachent faire comme cocktail. Ils nous apportent finalement l'addition, 20 Quetzales par personne, car le propriétaire du bar a visiblement changé d'avis...

Nous allons voir l'animation sur le Parque Central. Une scène a été montée et un groupe joue tous les airs à la mode. Sur le parvis, je croise Millie et sa maman, les volontaires de Casa Jackson. Nous parlons un petit moment puis elles vont se coucher. Je retourne m'asseoir auprès de mes comparses suédoises qui ont commandé des verres dans un stand mais me contente d'une eau minérale. Vers 2 heures du matin, je regagne mon dortoir où tout le monde est encore debout. Je passe à la douche avant de plonger dans le sommeil.

Publié dans Guatemala

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