Polylepis et frailejones

Publié le par LAO.Nord

DSCN5611

El Angel, Tulcán, dimanche 15 novembre,

Levée 8h. Je prends mon petit dej à l'hôtel. Je suis la seule convive attablée à la seule table perdue au milieu d'une grande salle de réception. A ma grande surprise, on me sert un jus de citron. Un peu raide pour démarrer la journée. Je check out et me dirige vers le centre. Toutes les agences sont fermées, c'est dimanche. J'essaye d'appeler El Polylepis, pas de réponse.

DSCN5570Je passe au marché, un peu pauvret, et achète mes deux bananes. Sur la place, j'avise un couple de Hollandais et leur demande s'ils partageraient un taxi pour la réserve naturelle. Ils me répondent vertement qu'ils ont leur propre véhicule sans pour autant me proposer de m'y emmener. Les rustres.


Je me rends à la station de taxis et me voilà partie. Le temps est magnifique et j'ai la chance de voir très nettement le sommet du volcan Cayambe. Le taxi prends une piste et entre dans la réserve. Il me dépose à El Polylepis, le gîte recommandé par l'hôtelier d'Ibarra.

DSCN5582Un jeune garçon m'accompagne pour faire une promenade de 2-3 heures dans la réserve. Nous commençons par le bois de polylepis, ou arbol de papel. J'en ai déjà vus au parque nacional Cajas mais ceux-ci sont millénaires. Nous passons aussi des arbres pumas, appelés ainsi car la forme de leurs feuilles rappellent les pattes du félin.


Freddy me montre toutes sortes de plantes médicinales parsemant le sous-bois : gentianes, romarin, plus toutes celles dont j'ignore le nom en Français. Il me montre aussi des plantes hallucinogènes, des plantes vénéneuses comme la ciguë. Il me fait remarquer les truites sauvages qui nagent dans le ruisseau, les oiseaux siffleurs cachés dans les branches.


DSCN5589La végétation change soudain pour faire place aux frailejones, sorte de petits palmiers dont les feuilles vert pâle rappellent des oreilles de lapin recouvertes d'un fin duvet. Nous redescendons dans une clairières, inondée en saison des pluies. Nous marchons sur des mousses spongieuses et gorgées d'eau, puis prenons à nouveau de la hauteur.


Nous nous retrouvons dans le páramo piqué de frailejones à perte de vue. Au loin, on distingue encore les sommet du Cayambe, entrecoupé de nuages. De l'autre côté, on distingue la pointe du Volcan Chiles qui marque la frontière avec la Colombie.

DSCN5597Nous redescendons au gîte où nous attendent un locro de papas à l'avocat, une truite en papillote et une pêche au sirop. Après un petit café, Jesús, sa femme et sa fille me raccompagnent en ville n'ayant pas réussi à contacter un taxi faute de réseau. Le tacot est hors d'âge mais tient la route. La jeune femme me recommande de ne pas m'appuyer contre la portière qui pourrait s'ouvrir dans un tournant.


Ils me déposent à un coin de rue où passe le bus pour Tulcán. Je confie mon sac à la friterie du coin et met à profit l'heure et demie d'attente en me connectant sur le net. Je change de cyber en cours de route tellement les connexions sont lentes. Je retourne au coin de la rue et attends avec le petit attroupement de locaux qui s'est formé.

DSCN5600Le bus est ponctuel. Je trouve une place assise. Mon voisin, né à El Angel et vivant à Tulcán, m'indique les lieux touristiques qui bordent la route, emprunte de mammouth de Bolívar, Virgen de La Paz, pâturages. Nous arrivons à la ville frontière.

Je prends un taxi et m'arrête à l'hôtel Florida près de la Cathédrale. Je m'arrête au cyber voisin, deux fois moins cher et deux fois plus rapide que d'habitude ? Je vais dîner dans un resto chinois+colombien ? où je commande une spécialité de pâtes aux fruits de mer accompagnée d'un jus de mangue. Je rentre à l'hôtel et suis prête à me mettre au lit à 20h30 !!!

Publié dans Equateur

Commenter cet article