Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Publié le par LAO.Nord

Antigua, Quetzaltenango (Xela), mercredi 16 décembre,

Levée 7h30. Encore pas trop fermé l'oeil de la nuit. J'ai entendu 3 éruptions du volcan Fuego. Petit dej, douche, paquetage du sac, je rends les clés à Dolores, qui a le mauvais goût de ne pas me rendre 30 Quetzales qu'elle me devait, sous prétexte que je suis restée déjeuner et dîner les dimanches, alors qu'elle ne m'avait jamais parlé de cela auparavant. Dommage de se séparer sur une fausse note, ça gâche la confiance et l'amitié.

Je marche jusqu'au terminal de bus et fais une pause au Correos au cas où mon paquet serait arrivé, toujours pas. Je m'arrête dans une boulangerie pour faire le plein de pan francés, pan integral et gâteau à la banane, de quoi tenir jusqu'à Xela. Je monte quasiment en marche d'un chicken bus en partance pour Chimaltenango. Le bus me descends au milieu d'un carrefour alors que j'essaye de passer sans heurter une femme enceinte et une foule de passagers. Un bus pullman me fais signe de monter à bord et je dois courir après lui. En fait il s'arrête à Quatro Caminos, à un bon quart d'heure de route de Xela. Tant pis.

Mon voisin de route est charmant. Julio Cesar est une mine d'information sur le pays, la situation économique, le niveau de développement, l'agriculture. Nous parlons du nombre de naissances dans le pays et il me donne les dernières statistiques alarmantes qu'il vient de lire dans son journal. 10 000 enfants sont nés cette années de mères entre 12 et 19 ans.

Je suis encore lâchée à un carrefour et monte à bord d'un autre chicken bus direction Xela. Mon périple n'est pas terminé car il ne s'arrête pas en centre ville. Je dois encore prendre un combi qui m'amène au Parque Central avant d'arriver à destination. Ca fait partie du voyage apparemment... Les chauffeurs Guatémaltèques ont, en tout cas, la mauvaise habitude de vous dire qu'ils se rendent dans la ville où vous voulez allez quand ils vont tout au plus dans la bonne direction. Il ne sont pas plus préoccupez que ça que vous ayez à changer 3 fois de véhicules alors qu'il existe des bus directs...

Je trouve tout de suite le Black Cat, recommandé par Chistine. En effet, ambiance routarde bien sympa, dortoir clean, et très central. Que demander de mieux. Je me pause dans la cour intérieure pour prendre un café après ce long périple. Pour compenser ma mauvaise nuit, je commence par une sieste dans le dortoir qui est vide pour l'instant. Réveillée, je vais faire un tour du centre ville. Pas grand chose, passage 1900 un peu décati, belle façade de la cathédrale, animation sur le Parque Central pour préparer Noël, marché artisanal sans intérêt, me voilà déjà revenue au Black Cat.

Je fais quand même un saut au Café Bavaria où la serveuse m'apporte un milkshake à la vanille à la place de mon jus de banane. Pas grave, c'est très bon quand même. Je trouve ensuite un café Internet pour voir mes derniers messages, envoyer un petit mot à Corinne et mettre à jour le blog avant d'aller dîner.

J'opte pour le Royal Paris, mon premier resto français depuis mon départ. Et bizarrement, ce qui me fait le plus envie ce soir, ce sont un verre de porto et des fettuccine au roquefort. Tout est absolument délicieux et le service impeccable. Pour ne rien gâcher, un excellent groupe de musique andine joue en live. Je rentre de bonne heure et lit un peu avant de me coucher complètement vannée.

Publié dans Guatemala

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

danielle iriart 17/12/2009 11:51


Tiens je ne savais que le décalage horaire avec le Guatemala était aussi important.....
TU es déjà au 26, nous en France nous en sommes qu'au 16 Décembre ? Bises


LAO.Nord 18/12/2009 01:19


oups, j'avais oublié de corriger, c'est fait !
j'en ai profité pour compléter l'article par la fin de soirée.