Quand je reprends les bases de la finance

Publié le par LAO.Nord

Phnom Penh, mardi 11 mai,

 

Levée 6h30. Les céréales sont revenues. Je reste au thé. Arrivée chez PSE, je passe faire des photocopies avant mon cours car la veille j'étais passée apres la fermeture. J'assiste au lever du drapeau dans la cours des écoliers qui regroupe plus de 3000 enfants bien rangés. Impressionnant.

 

Je retrouve Sopheak pour mon cours. J'attaque le difficile sujet du crédit a la consommation et découvre que les étudiants deuxieme année n'ont jamais eu de cours de finance. Je dois repartir a la base et expliquer ce qu'est un emprunt, un taux d'intéret, une mensualité. Nous passons pres d'une heure sur le premier slide. Les étudiants me posent des questions sans arret. C'est difficile pour eux, surtout en Anglais. J'essaye de donner des exemples parlants pour eux, prenant des cas concrets. Les deux heures de cours passent et je ne suis pas arrivée a la fin de ma présentation. Mais les étudiants sont intéressés par ce sujet tout nouveau pour eux. Nous parlons en particulier du micro-crédit. Nous nous mettons d'accord pour poursuivre le lendemain a la meme heure.

 

Sopheak me propose de l'accompagner pour assister au cours de marketing dispensé aux éleves de la formation Food & Beverage. Sur le chemin, nous croisons Vibol, accompagné de Mathilde, une jeune Francaise qui termine sa premiere année d'école de commerce par un stage de 3 mois chez PSE.

 

Les étudiants de Food & Beverage sont ravis de m'accueillir dans leur classe. Je me présente brievement puis laisse la parole a Sopheak qui mele Anglais et Khmer pour me permettre suivre. Il fait ensuite un quizz aux éleves. Il me propose de passer une journée avec moi pendant le pont de 4 jours célébrant l'anniversaire du roi. Il me ferait découvrir un centre commercial et un grand magasin de Phnom Penh, sujets que j'ai abordés pendant mon cours sur le crédit conso. Pour finir, je laisse les étudiants me poser des questions. L'un deux me demande de parler de la culture francaise. A brule pourpoint, ce n'est pas évident. Nous nous donnons rendez-vous dans 15 jours.

 

A midi, nous emmenons Mathilde déjeuner avec nous. Elle arrive tout juste de l'avion et n'a pas trop dormi pendant le trajet. Elle est sous le choc de la chaleur qu'elle supporte tres mal. Le déjeuner se compose de poisson grillé, boeuf et soupe de poisson. Apres déjeuner, j'emprunte a nouveau les bouquins de Sopheak pour les ajouter a mon petit récap. Mathilde part au marché s'acheter un chapeau et quelques T-shirts, n'étant pas équipée pour une si grosse chaleur. Elle revient peu de temps apres, completement épuisée et assommée par la chaleur, n'ayant pas pu atteindre le marché, tellement elle se sentait mal. Nous nous donnons rendez-vous pour 17h30 pour aller visiter des logements pour notre séjour prolongé.

 

Je retourne travailler a mon bureau, peaufinant ma présentation sur le marketing direct, faisant des recherches de bouquins sur Amazon, tout en chattant avec Flo qui a pris une semaine de congés et est exceptionnellement connectée a cette heure au milieu de la semaine.

 

Je retrouve Mathilde les yeux rougis et qui se remet a pleurer. La fatigue, le choc culturel, la séparation avec sa famille et son copain, la chaleur, tout ca fait beaucoup. Nous prenons le tuk-tuk qui nous dépose rue 278, un autre coin pour routards, plus central. La premiere auberge, recensée dans le Lonely, semble avoir une bonne ambiance et les chambres sont correctes mais un peu cheres pour moi et pas assez confortables pour Mathilde. Nous partons au hasard de la rue et trouvons de tres chouettes appart-hotels, dont un avec balcon. C'est nickel avec un petit coin cuisine. Mathilde réserve mais c'est un peu cher pour moi sauf a partager.

 

Nous dinons ensemble dans un ravissant resto de la rue ou je teste les raviolis amok et un jus de fruits de la passion, orange et carotte. Je suis devenue spécialiste des mélanges improbables et c'est juste délicieux. Nous partageons un crumble mangue-ananas au poivre ! Mathilde cale mais ma gourmandise a raison de moi.

 

Comme c'est un peu difficile d'expliquer a un tuk-tuk comment revenir chez PSE, surtout de nuit et le premier jour, je ramene Mathilde avec moi au lac Boeng Kak. Nous croisons un Australien entreprenant qui ne nous lache plus alors que Mathilde tombe de sommeil. Nous l'installons ensuite a l'auberge puis passons rapidement sur Internet, Mathilde ayant promis a son copain de se reconnecter.

 

Je m'apercois que j'ai perdu ma clé et nous devons attendre que le réceptionniste retrouve le double dans le fatras du comptoir. Mathilde est dans la chambre contigue a la mienne et m'interpelle car elle n'arrive pas a faire fonctionner sa douche. Je suis sous la mienne et lui demande un instant avant de venir a la rescousse. Rien a faire, pas d'eau. Elle vient se doucher chez moi et nous nous séparons jusqu'au lendemain matin.

Publié dans Cambodge

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