Que c'est bon de ne rien faire !

Publié le par LAO.Nord

Huaraz, lundi 19 octobre,

Il est huit heures quand je sors du lit. Anna est réveillée depuis un bon moment et bouquine tranquillement, en attendant l'heure du petit déjeuner. Nous montons sur la terrasse et trouvons un Luxembourgeois et un Français, avec qui nous tapons la discute un bon moment.

Je me renseigne ensuite sur les excursions de 4 jours de trek pour Santa Cruz dans la Cordilière Blanche, 8 jours pour Huayhash. Je suis tout de même très sceptique en raison de la pluie qui ne manque pas de tomber, chaque jour, en milieu d'après-midi. M'imaginer au campement, sous la tente humide, en train de grelotter, ne me dit rien qui vaille... Sans compter que je risque de ne même pas voir les sommets avec ce temps pourrave !

Je traîne encore un peu dans la grande salle commune en discutant avec un Allemand, qui est malade depuis plus d'une semaine et se morfond à l'hôtel, les sommets le narguant depuis la terrasse. Je descends faire un peu de Skype et ai la bonne surprise de trouver mes parents et Brigitte connectés. Brigitte est la plus rapide à décrocher mais les micros ne marchent pas. 3 changements de machines plus loin, nous nous entendons enfin. Je raconte mes dernières aventures à Brigitte qui suit mon voyage au Pérou pas à pas. Puis, j'arrive à faire la liaison avec le Pays Basque, non sans mal. Florence et Xavier, tout juste rentrés du boulot, viennent se greffer à la conversation, en conférence depuis Boulogne. L'heure de parlotte est déjà écoulée.

Je remonte sur la terrasse, où je compose mon petit pique-nique tardif. Tirant toujours ma flemme pour aller en ville, je reprends 2 heures d'Internet pour mettre à jour mon blog. Quand je termine, je retrouve François et son compère, revenus éreintés d'une excursion en VTT, qui me proposent d'aller boire un verre au Café Andino, le repaire de trekkers de Huaraz. Je passe chercher Anna, qui voulait y aller également.

Le Luxembourgeois (j'ai déjà oublié son nom !) boucle sa valise, Anna passe confirmer l'escalade du Pisco dans une agence et François passe acheter ses billets de bus pour Trujillo chez Movil Tours. Je me retrouve seule un petit moment dans l'agréable Café Andino en les attendant. Cadre genre chalet, immense bibliothèque anglophone, canapés moelleux. Après un bon chocolat chaud, nous passons à la bière puis commandons à dîner dans la foulée. J'ai repéré sur la carte un red curry, miam, j'en salive d'avance. Nous passons un joyeux moment, échangeons des tuyaux de voyage, puis l'heure du départ étant venue, nous séparons.

Les deux voyageurs partent prendre leur bus de nuit, Anna passe une dernière fois à l'agence Monttrek, mais personne ne s'est inscrit pour le Pisco, c'est la basse saison, et elle ne va donc pas pouvoir partir. Quelle déception ! Je suis désolée pour elle mais ne suis vraiment pas d'attaque pour un sommet enneigé à plus de 5000 mètres, avec crampons et tout le bardas.

Nous rentrons à l'hôtel où 3 Américaines partagent notre chambre, revenues du trek de Santa Cruz. Je me renseigne encore, sur la Laguna 69 cette fois, mais il y a plus de 2 heures de colectivo, en changeant à Yungay, et 3 heures de marche pour y accéder. Il faut partir à 6 heures du matin pour être de retour à temps pour le dernier colectivo, qui part à 16h. Aucun groupe organisé pour demain, saison basse oblige... Je me dégonfle pour le faire toute seule. Tant pis, je n'aurai pas fait grand chose à Huaraz. Je me prépare à lever le camp le lendemain à la recherche d'un meilleur climat. En me couchant, je comprends enfin ce qui m'avait ramollie toute la journée. Une légère diarrhée, ça faisait longtemps !

Publié dans Pérou

Commenter cet article