Rencontre avec l'archéologie inca

Publié le par LAO.Nord

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Ollantaytambo, jeudi 8 octobre,

Après ma dure journée de la veille, je m'accorde une belle grasse mat. Il est midi moins le quart quand je rentre dans un petit resto de la Place d'Armes, Sonccollay, où j'ai un peu honte de demander s'ils servent encore le petit déjeuner à une heure aussi avancée. Pas de problème. Le patron me propose de fermer la porte car un vent souffle toute la poussière de la place, qui est en travaux, à l'intérieur du restaurant.

Je suis d'attaque pour les ruines d'Ollantaytambo. Pour changer, ça monte. Cultures en terrasses, temple du soleil, je m'aventure hors du sentier balisé pour aller admirer la vue d'en haut, ayant toujours bien aimé me faire peur du haut des précipices, mais je me fais siffler par les gardiens qui veillent au grain.

DSCN3558Je continue ma montée, au travers de petites maisons en ruine, et découvre une porte, qui mène au Inti Watana, l'endroit où l'on accroche le soleil, veuillez comprendre, un endroit où l'on suspend une sorte de grande plaque en or ou en argent pour que viennent frapper les premiers rayons du soleil levant.

Je m'aventure donc hors du site principal par un petit sentier qui domine la vallée. Après une bonne grimpette, j'arrive au lieu dit où je ne trouve qu'un couple d'Italiens et deux Français. Les hordes de touristes restent amassées sur le centre du site mais négligent, fort heureusement, les lieux escarpés et reculés, n'ayant pas le temps ou la volonté de s'y aventurer. C'est tout bénef pour les autres, qui peuvent apprécier au calme le charme  des lieux.

DSCN3571En redescendant, je croise Glenn, l'Irlandais que j'ai rencontre la veille à Pisac. Nous entamons une longue discussion, puis continuons notre chemin car "the tourists afternoon shift has arrived". Je m'éloigne à nouveau du centre du site pour rejoindre l'extrême opposé où je découvre quelques petites maisons suspendues au-dessus de la ville, de charmantes petites fontaines, des canalisations.

Il est plus de 15h30 quand je termine ma visite. Je meurs de faim et retourne chez Sonccollay pour une soupe d'asperges et un riz aux légumes en terrasse. Glenn finit sa visite peu après et, passant par là, vient se joindre à moi pour une tasse de thé. Nous rentrons à l'intérieur, le vent, la poussière et le passage des bus de touristes devenant trop insupportables. Nous descendons ensuite jusqu'à la gare ferroviaire où je vais réserver mon train pour Aguas Calientes, tandis que Glenn cherche un bus pour Cuzco.

DSCN3576Il n'y a plus de billets pour ce soir. Les prochaines places disponibles dans le train Backpacker sont pour demain 8h. Le tarif est de 43 Dollars, au lieu de 31. Habituée à compter en Soles, je me dis que ça ne fait pas beaucoup de différence. Ça cafouille au niveau de la carte bleue et je suis obligée de refaire un essai. Je demande à avoir le ticket d'annulation. En fait le caissier m'a débitée deux fois car la première fois la machine s'est débranchée en cours de manipulation. Il finit par réussir à annuler l'une des transactions. Je dois passer derrière le comptoir pour faciliter la manoeuvre et une grosse queue de touristes impatients se forme derrière moi.

Je retourne à l'hôtel pour les prévenir que, finalement, je vais rester une nuit de plus. Je suis un peu contrariée mais je ne suis pas à un jour près non plus et Ollantaytambo est une petite ville plutôt sympathique. Je retourne dans mon cyber à deux sols, puis vais dîner au restaurant Camping où j'ai déjà été la veille. Je commande une délicieuse soupe de quinoa et un riz au lait exquis.

Les patrons sont là ce soir. Ils sont charmants. Ce sont deux archéologues qui ont ouvert le resto pour faire rentrer du beurre dans les épinards. Le patron a écrit un livre sur les principales villes incas. Il a en effet découvert que le plan de la plupart d'entre elles représentait un animal sacré. La ville de Cuzco en forme de puma, est bien connue. Mais, partant de là, il a découvert plus de 50 sites incas en forme de lamas, condors, pumas, serpents, etc. Il me montre ses travaux très impressionnants. Il est parti de vues aériennes des sites et a essayé de reconstituer les lignes formant les figures d'animaux sur le tracé des rues. Il a ensuite colorié les plans afin que le vulgaire péquin puisse distinguer d'un seul coup d'oeil la figure représentée. Il me demande mon avis de "marketeuse" sur la jaquette du livre. Je les quitte, ravie de cette rencontre amicale et très instructive.

Publié dans Pérou

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