Rencontres

Publié le par LAO.Nord

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Kampot, Takeo, mercredi 9 juin,

 

Je me réveille de bonne heure mais repousse par trois fois le moment de me lever. Je finis par sortir du lit vers 9h30 et quand je me pointe a la table du petit dej, le serveur me souhaite bon après-midi pour rigoler. Les Khmers sont des lèves-tôt. Des 5h30, 6 heures, ça s'agite. A 7h30, tout le monde termine son petit déjeuner. La pause déjeuner se fait parfois des 11 heures.

 

Donc ce matin, je ne suis pas matinale du tout, pas eu le courage d'attraper le bus de 7h45. Le suivant passe a 12h30. En attendant, je me pose sur Internet puis commande un sandwich en vitesse a emporter pour la route. Un tuk-tuk passe me chercher pour m'emmener "gratuitement" a la station de bus qui n'est pourtant pas loin. En chemin, nous passons prendre une Hollandaise et le couple de Polonais avec qui j'ai fait l'excursion la veille.

 

DSCN2460Nous changeons nos billets au guichet, la Hollandaise pour Kep, je ne lui recommande pas le Raingsey, les Polonais regagnent Phnom Penh pour retourner prendre leur vol pour Kunming ou ils font leurs études. Nous parlons un long moment de la Chine, de la langue chinoise dont ils sont spécialistes et de notre perception des Chinois, de la ville de Kunming, etc. Le temps vire a la pluie dantesque et je me demande bien comment va se passer mon trajet en moto-dop jusqu'à Takeo...

 

Quelques heures plus tard, la pluie s'est calmée et nous avons encore droit a un magnifique ciel. Je débarque et négocie un tuk-tuk au prix du motodop. Ici, ca ne parle pas franchement Anglais, c'est visiblement très peu touristique, personne ne connaît chez les étrangers. Merci a Piseth et ses leçons de Khmer, elles ne m'auront jamais autant servi, c'est fou comme ça revient vite quand on est en situation d'urgence. Ce qui complique les choses et que nous allons découvrir par la suite, c'est que la guesthouse du Routard a disparu.

 

Le tuk-tuk fait bravement toutes les guesthouses de la ville jusqu'à ce qu'un voisin nous explique que ladite guesthouse a fermé. A la porte d'à cote, je visite mais je ne suis pas emballée. Toujours le bon moyen de faire baisser les prix. Un jeune homme me court après pour me dire que sa tante accepte a 4$. Je préfère quand même visiter une guesthouse qui donne sur la rivière car la place du marche est un peu sordide. Bien m'en a pris, c'est tout nickel et maintenant en position de force, je négocie la chambre a 4$ aussi !

 

Je fais un petit tour sur le quai qui donne sur les champs a moitié inondés. A part ça, il n'y a pas l'air d'avoir grand chose en ville. Je ne trouve même pas un cyber café sur la place du marché. Je renonce et m'installe sur le petit muret face a la jolie vue pour lire mon bouquin. La lumière baisse et je me fais a nouveau surprendre par la pluie. Je m'installe a la terrasse de l'hôtel ou je rencontre Cecile et Brian, un charmant couple d'Australiens d'un certain age qui ont l'air tout bonnement ravi de trouver de la compagnie en ce lieu reculé, tout comme moi d'ailleurs qui m'apprêtais a passer une petite soirée tristoune.

 

Nous parlons a bâtons rompus. Brian m'explique que la langue Khmère, contrairement a ce que je pensais, n'a que l'alphabet de commun avec le Hindi et le Thai mais au niveau des racines c'est une langue bien a part. C'est l'une des seules ou on compte de un a cinq puis on incrémente avec 5+1= six, etc. Cela fait deux fois que Cecile et Brian viennent pour deux mois en bénévolat a Takeo, sans que les projets soient liés d'ailleurs, c'est un parfait hasard. Je suis la première touriste qu'ils croisent en deux fois deux mois ! Il y a bien quelques ONG dans les parages mais pas de foules de touristes.

 

Ils m'emmènent dîner au resto de la ville et goûter au meilleur plat, ils les ont tous essayes. Nous prenons donc les calamars au poivre de Kampot ainsi qu'un énorme poisson. Une petite bière n'est pas de refus. La terrasse du resto est très agréable et nous passons une bien sympathique soirée. Nous rentrons de bonne heure et Brian, en gentleman a payé l'addition sans que je ne m'en aperçoive. Je me suis encore endettée auprès de gens charmants a qui je ne pourrai pas rendre la pareille car j'ai prévu de quitter les lieux des demain. Je me couche de bonne heure après avoir fini mon bouquin, je ne sais pas quand je pourrai en retrouver un autre...

Publié dans Cambodge

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