Retour a l'école

Publié le par LAO.Nord

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Phnom Penh, mercredi 5 mai,

 

Levée 7 heures.  Je commande muesli au lait et café noir. 8h10, nous partons, traversant la ville déjà en ébullition. Une demi-heure plus tard, je trouve Vibol qui termine son petit déjeuner au Lotus Blanc, le restaurant d'application ou les employés bénéficient de réductions. Vibol me donne trois objectifs : étudier le programme des cours et les livres disponibles pour proposer des améliorations et achats éventuels, assister Sopheak, le professeur de marketing et ventes, et assister les élèves dans leur cas pratique.

 

J'ai un bureau avec ordinateur et climatisation pour moi toute seule. Je commence par rencontrer Rithy, qui me présente en détail l'école de commerce, ses objectifs, la structure de la scolarité, les cours dispensés, etc. Sopheak m'explique ensuite qu'il aurait besoin de moi pour revoir le contenu des cours qu'il dispense, proposer quelques sujets a présenter aux élèves et enfin revoir les manuels qu'il utilise.

 

Il est temps d'aller déjeuner et mes nouveaux collègues m'emmènent a l'extérieur dans un petit resto ou nous partageons un poisson-chat, une soupe de poisson et gingembre, des légumes verts, une salade de mangue et l'incontournable riz blanc. On nous sert un jus de canne a sucre avec glaçons. Je goûte un peu a tout malgré mes petits soucis en espérant que ca ne va pas aggraver les choses.

 

Après déjeuner, je m'installe a mon nouveau bureau et après trois coupures de courant, mon ordinateur refuse de redémarrer. Lulu, ma voisine hippie, en charge des activités extra-scolaires, et avec qui j'ai déjà fait connaissance ne retrouvant plus la porte de mon bureau, m'oriente vers l'équipe IT qui emporte mon PC pour réparation sous 48 heures.

 

En attendant, je me plonge dans les bouquins de marketing et de vente, rafraîchissant mes acquis théoriques. J'ai du mal a ne pas somnoler. La chaleur, la fatigue des nuits entrecoupées ou la reprise du travail ? 17 heures, Lulu m'a invitée a me joindre au pot de départ de deux volontaires dont l'une a fait un support de cours de Français interactif et l'autre un audit complet du centre. Je rencontre Yvon, venu en 1999 qui n'est jamais reparti. Les Cambodgiens sont curieux de me connaître et l'un deux me propose même de me faire visiter Phnom Penh un week-end.

 

A peine une demi-heure plus tard, quasiment tout le monde s'est éclipsé et je me retrouve, sans y avoir pris garde, dans les derniers. Ne pensant pas que ce serait si court, je n'ai même pas appelé mon tuk-tuk. Je dois donc patienter une demi-heure a l'accueil ou je vois défiler tous les écoliers qui me saluent gentiment, certains s'approchant même, curieux, pour me parler.

 

Je rentre a l'heure de pointe et suis effarée de voir parfois jusqu'à 4 hommes, format cambodgien d'accord, mais tout de même, sur une mobylette. Les enfants, même touts petits sont également assis devant ou derrière leur parents, debout sur le marche pied. Je vois même un tout petit bout, coincé au coin du coude de sa mère qui conduit de l'autre bras laissé libre ! Toutes les combinaisons sont possibles, le filles en jupe en amazone dos a dos, les bonze idem. Bref, c'est un vrai défilé de situations cocasses si l'on arrive a oublier le danger de ce ballet de la circulation phnompenhoise. Je me sens un peu comme la reine dans son carrosse, a l'abri dans mon tuk-tuk.

 

Je m'arrête sur Internet puis retourne a l'auberge ou je commande un steak de boeuf et de la purée, repas occidental pour une fois, en espérant que ça me remette les intestins en place. J'ai encore bu près de trois litres aujourd'hui mais j'ai sué presque autant. Till est parti au Vietnam mais Lilli est toujours la et nous nous racontons nos premières journées de travail. Elle aussi est épuisée après un après-midi au soleil a solliciter les touristes du musée pour une donation. Je m'éclipse encore de bonne heure, pressée d'aller me doucher et d'être au lit.

 

Publié dans Cambodge

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