Si, il y a des routards en Chine, il faut juste bien chercher !

Publié le par LAO.Nord

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Kaili, Guiyang, lundi 22 mars,

Levée peu avant 11 heures. Ce livre est un danger public. Je checke out et laisse mon sac à la réception. Je descends l'artère principale et m'arrête prendre un petit dejeuner / brunch dans un resto de dim sums où je prends deux sortes de raviolis vapeurs toutes aussi délicieuses l'une que l'autre. Quand je demande du thé, le vendeur va me chercher de l'ice tea en bouteille à la boutique d'à côté ! Je tente d'expliquer que je veux du thé chaud mais avec le peu de vocabulaire de mon guide, je réussis juste à obtenir un petit verre d'eau purifiée...

Je descends toute la rue à la recherche de l'office du tourisme, peine perdue. A croire qu'ils ne veulent pas qu'on les trouve. Je passe quand même dans un petit marché de rue où les femmes sont assises sur des petits tabourets bas avec leur deux grands panniers contenant légumes, champignons, viande ou poisson, toujours posés à même le sol. Le marché couvert est encore plus repoussant, le sol est une vraie pateaugeoire, c'est sombre comme tout, pas appétissant.

DSCN1020Je reviens à l'hôtel et décide que j'ai fait le tour de Kaili. Je pars pour la gare de bus et embarque pour Guyang, la capitale de la province du Guizhou. Dans le bus, j'ai l'énorme surprise et joie de voir monter unbackpacker occidental qui a l'air à peu près aussi paumé que moi et nous nous saluons, ayant retrouvé un compère du bout du monde. Quelque trois heures plus tard, après un trajet tout tranquille, par ce qu'on pourrait appeler une autoroute, nous arrivons à Guyang. J'ai alterné entre mon bouquin et le paysage, à moitié caché par les rideaux, que les voyageurs s'obstinent à mettre, pour les protéger du soleil.

A la descente du bus, je demande à mon frère occidental où il va. Il n'a pas l'air trop sûr et décide de me suivre à l'auberge de jeunesse. Nous partageons un taxi et je l'admire, héberluée, discutant avec le chauffeur en Chinois ! Ca c'est une aubaine. Après un petit embouteillage, le chauffeur nous dépose à destination. Le hall de l'auberge ressemble plutôt à un 4 étoiles pour businessmen. Mais, nous optons pour le dortoir à 40 Yuans la nuit, qui correspond beaucoup mieux à nos standards.

DSCN1023On doit faire son lit et j'enroule complètement ma couette dans le drap housse, étale le drap n'importe comment, jamais je n'ai fait un lit aussi mal. Stefan qui vient de Hambourg, meurt de faim. Nous nous arrêtons dans un petit resto sans prétentions pour un plat de nouilles. Stefan, qui lit aussi quelques idéogrammes, choisit un plat épicé pour lui et me prend un plat sans épices.

Nous descendons vers la rivière et visitons un joli temple, qui est reconverti en maison de thé et constitue une halte appaisante dans la ville. Nous longeons les berges et cherchons en vain le marché aux oiseaux et aux bonsaïs. Nous continuons, passons devant une monumentale statue de Mao. Stefan s'arrête dans un stand de brochettes, tenu par un Chinois musulman, et qui sont apparemment bien épicées aussi. Un peu plus loin, Stefan, toujours pas rassasié, achète encore une sorte de crêpe chinoise.

Nous poussons jusqu'à un petit parc où Stefan a décidé d'aller faire un tour dans la grande roue. On fait beaucoup moins les malins une fois là haut, ça grince et avance tout doucement, est-ce que mon assurance est valable dans ce genre d'attractions ?

Stefan part à la gare acheter un billet de train pour Chengdu, d'où part son vol de retour, direct pour Amsterdam. Je rebrousse chemin et reviens à l'hôtel, pensant qu'ils doivent avoir un accès Internet. Après avoir attendu que l'on s'occupe d'un client pendant 5 à 10 minutes, la réceptionniste me répond à peine et s'occupe d'un autre client. Je prends un coup de sang et ressors dans la rue pour chercher un cybercafé toute seule. J'avise un petit groupe d'écolières qui m'en pointent un juste en face.

Après 1h30 sur le net, je repasse à l'hôtel mais Stefan n'y est pas. Je cherche un resto dans le coin. Le premier me fait signe qu'ils ne servent plus, le second a un menu tout en Chinois sans images, je redescends donc vers la rivière, les petits stands sont déjà fermés, je me rabat sur la chaîne japonaise rbt que j'ai déjà testée à Hong-Kong. Je crois commander un plat avec du chou- fleur et il y a peine deux petits morceaux de chou-fleur mais surtout une viande en sauce pleine de gras dont je laisse la moitié. Je teste un jus de kumquat et citron, pas terrible, et je termine par une salade de fruits sur laquelle on s'obstine à mettre de la mayonnaise, tradition japonaise apparemment...

Je rentre à l'hôtel et retrouve Stefan en train de bouquiner. Je me plonge moi aussi dans mon bouquin et quand je lui demande si je peux éteindre la lumiere, je m'aperçois qu'il s'est endormi en position assise avec le livre ouvert sur les genoux mais que ses yeux sont bel et bien fermés  !

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Christine 22/03/2010 17:51


Coucou
On avait bien aimé ce salon de thé et son ambiance reposante...
Tu as un visa d'un mois finalement ?
Au Yunnan nous n'étions montés que jusqu'à Lijiang mais tout le monde nous a fortement recommandé Shangri-La, histoire de justement avoir un avant-goût de Tibet...
Faire la partie Sechuan demande du temps en effet.
Bises et bonnes aventures chinoises !


LAO.Nord 23/03/2010 13:54


Oui, a HK ils n'ont pas voulu me donner 90 jours, auxquels j'ai normalement droit, mais certainement seulement si je fais la demande depuis la France... Je vais essayer de regler les formalites
administratives une fois a Kunming, ie prolongation visa chinois + changement de dates visa Vietnam, que j'avais betement fait avant de partir, et qui est maintenant perime... Je vais aller a
Lijiang et Shangri-La, je pense, enfin j'espere, parce que si je n'ai pas la prolongation, il faudra malheureusement que je prenne la poudre d'escampette dare-dare. Il ne me reste plus que 12 jrs a
date...