Such a perfect day

Publié le par LAO.Nord

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Palenque, Ocosingo, Tonina, vendredi 5 février,

Réveillée au son de la pluie sur le toit. Je me prépare tranquillement et quitte Palenque en collectivo, direction Ocosingo. La route est magnifique, montagnes couvertes de forêt et de palmiers, route toute en courbes. Dommage que le temps soit si couvert et pluvieux. La brume donne à la jungle du Chiapas un côté mystérieux.

Plus nous approchons, plus le temps se dégage. Nous passons plusieurs contrôles de l'armée, très présente sur le territoire du Chiapas et particulièrement par ici, où l'on voit des signes aux abords des villages proclamant leur soutien sans équivoque au mouvement zapatiste, ce qui n'est pas sans me rappeler certains villages indépendantistes du Pays Basque.

DSCN8779A Ocosingo, il fait franchement beau et chaud et nulle trace de pluie n'a troublé la matinée. Mon chauffeur de taxi me dépose à l'Hostel Esmeralda. L'aubergiste est charmant. Il m'offre une petite chambrette. La salle de bain attenante est impeccable. On peut même noter soi-même ses consos sur une fiche et se servir au bar ! Il me donne un petit plan pour aller au terminal des collectivos pour Tonina.

Je suis les indications à la lettre, passant par le marché, à même la rue. Je fais provisons de mangue, orange et pain. Un petit garçon me fait croire que c'est 3 Pesos la mangue, puis me dit que c'était pour rire, en fait c'est 2,50 Pesos. Pour sa franchise, je lui laisse les 3 Pesos. Je ne comprenais pas tout ce qu'il me disait et le soupçonne de m'avoir parlé mi-Maya, mi-Espagnol.

DSCN8792A un autre stand, je demande si je peux acheter une orange à l'unité car elles sont vendues à la dizaines. Le commerçant me dit en riant que ça ne coûte rien quand je lui demande le prix. J'insiste, lui aussi, et me voilà partie avec une orange gratuite !

Je termine par la boulangerie. La boulangère, joviale, me demande si je voyage seule. Quand je lui répond que oui, elle semble estomaquée et me rétorque qu'ici c'est dangereux, on vole et on assassine les gens. Puis elle éclate de rire, c'était une blague.

DSCN8793Décidément, les habitants d'Ocosingo sont fort accueillants, ils ont le sens de l'humour et de l'hospitalité. Le collectivo passe des bâtiments construits pour héberger les familles des militaires et entourés de barbelés. De grands drapeaux du Mexique flottent au vent. Quelle tristesse de voir les petits enfants descendre du bus et rentrer dans la périmètre de sécurité.

Le chauffeur me pointe les ruines que l'on voit depuis la route. Au guichet, on me dit que la visite est gratuite aujourd'hui. Décidément, quelle journée. Je prends le sentier jusqu'aux ruines en pleine chaleur. Le site est impressionnant et très différent de ce que j'ai vu jusqu'à présent. Il s'agit d'une sorte de forteresse pyramidale, bâtie sur 7 terrasses superposées.

DSCN8810Au premier niveau, un bâtiment est percé de croix pour faire rentrer la lumière. Au deuxième, une sorte de totem accueille le voyageur. Je déambule ensuite dans les restes d'un bâtiment et m'arrête en extase devant une fresque extrêmement bien préservée, montrant visages renversés, monstres et soleils.

Je continue ma grimpette et croise médusée un homme qui redescend avec des béquilles, visiblement assez handicapé dans sa démarche, quel courage ! Depuis les terrasse, on découvre la vue sur la campagne et les montagnes.

Je termine mon ascension et rencontre un Mexicain du Districto Federal et un Californien parlant couramment Espagnol, qui me demandent de les prendre en photo du sommet. Nous restons là à discuter un moment regardant le soleil décliner doucement.

DSCN8811Il est temps de redescendre si l'on veut avoir le temps de visiter le musée. Une seule salle est ouverte car il n'y a pas d'électricité. Je découvre que Mickael, le Californien, est dans le même hôtel que moi, Lonely Planet oblige. Il me propose de dîner ensemble.

Nous commençons par une petite Sol à l'hôtel puis allons dîner à la terrasse d'un resto du Zócalo. Je teste le poulet au mole, la sauce à base de cacao, pas mauvais mais pas époustouflant non plus. Nous retournons à l'hôtel prendre une dernière Sol et continuons à papoter jusqu'à avoir les yeux qui se ferment.

Publié dans Mexique

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Christine 12/02/2010 19:55


Ah oui, l'hôtel Esmeralda était bien sympa...souvenirs, souvenirs...Bon voyage dans le Chiapas !