Teotihuacan escortée par un Mexicain

Publié le par LAO.Nord

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Mexico, Teotihuacan, vendredi 19 février,

Encore raté le petit dej. Je prends la rue 5 de Mayo et m'arrête au Café Popular pour un yaourt aux fruits frais et un expresso au comptoir. Mon voisin, Felipe, un banquier d'affaire mexicain passant sa vie entre Miami et New-York, et revenu passer quelques jours au pays pour les 90 ans de sa grand-mère, entame la conversation.

Il me propose d'aller sur le toit de la cathédrale mais nous avons raté l'heure du tour. Je lui dit que je vais à Teotihuacan. Comme il est un peu ici en touriste et qu'il n'y est pas allé depuis 20 ans, il décide de m'accompagner. Nous prenons le tramway jusqu'à la Estación Norte, passant la Plaza Garibaldi, où se tiennent les mariachis, attendant le client pour une sérénade, puis la Plaza de las Tres Culturas, tristement célèbre.

DSCN9511A la gare, nous prenons le bus pour Teotihuacan qui part dans un quart d'heure à peine. Felipe est très amusé de prendre les transports en commun, dont il a terriblement perdu l'habitude, et replonge de nombreuses années en arrière dans le Mexique de son enfance. Nous longeons les quartiers populaires et les constructions anarchiques qui dévorent peu à peu les collines à la périphérie de la ville. Puis nous apercevons les cimes dégagées de l'Itzaccihuatl et du Popocatepl.

Nous entrons dans le site et je suis impressionnée par la grandeur des pyramides, la longueur et la largeur de la calle de los muertos, l'état de préservation des édifices. Nous escaladons la massive pyramide du soleil, la troisième du monde, après Cheops en Egypte et Cholula, celle que j'ai ratée à côté de Puebla. Nous arrivons au sommet bien essoufflés avec l'altitude, 2300 mètres quand même.

DSCN9532Quelques centaines de mètres plus loin, la pyramide de la lune, moins haute, d'autant qu'on n'a pas le droit d'aller jusqu'au sommet, mais dont les marches sont bien plus hautes, nous donne aussi du fil à retordre, surtout à Felipe, qui s'allonge au sommet pour se remettre de cette "épreuve sportive".

Nous quittons le site et prenons un taxi pour les gargotes qui longent l'arrière. Felipe me fait goûter au nopal asado, chorizo et fromage fondu, tacos de barbacoa, la viande étant cuite pendant toute une journée sur les braises enfouie dans le sol, ça me rappelle le pain berbère comme mode de cuisson. Tout cela prend un goût d'autant plus exquis qu'il est quatre heures de l'après-midi et que nous avons l'estomac dans les talons.

DSCN9536Nous prenons le chemin du retour alors que le soleil commence à décliner. C'est l'heure de pointe mais notre tramway a une voie spéciale. De retour sur 5 de Mayo, Felipe m'invite à prendre un chocolat chaud sur la terrasse de son hôtel. Je le laisse pour aller sur Internet et retourne ensuite dîner au restaurant du Café Popular d'une soupe et d'un riz au lait. Quand j'arrive dans ma chambre, celle-ci est complète et tout le monde semble dormir comme des marmottes alors qu'il est seulement 22 heures.

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