Transit

Publié le par LAO.Nord

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Tuxtla Gutierrez, Oaxaca, mercredi 10 février,

Levée vers 8h30. Je me prépare puis vais prendre le petit déjeuner buffet de l'hôtel quatre étoiles Maria Eugenia. Les serveurs sont un peu ennuyés que je n'aie pris qu'un yaourt avec fruits, deux toasts, un jus d'orange et un café, ils me facturent à la carte, afin que ça me revienne moins cher que le buffet. En effet, pour les Mexicains, le petit déjeuner est un repas à part entière, qui permet de tenir jusqu'à 15 heures.

De là, je m'arrête une petite demi-heure sur Internet avant de gagner le terminal de bus. Je patiente encore une grosse demi-heure, debout dans le terminal, pour me dégourdir les jambes avant le départ du bus. C'est parti pour 10 heures de trajet. Nous faisons d'abord route vers le Sud-Ouest et la côte pacifique, ce qui veut aussi dire grosse chaleur. Heureusement que la clim est là, et pour une fois, je ne m'en plains pas.

Les films défilent faisant passer le temps et, pour une fois, ce ne sont pas que des films d'action. Une petite comédie romantique espagnole bien rigolote, Di que si, le tragique Becoming Jane (doublé en Espagnol bien sûr), que j'ai déjà vu, sur l'écrivain Jane Austin, Martian Child, un chouette film sur un enfant qui se prend pour un Martien, deux documentaires et même le début d'un film chinois. On a le temps d'en voir en 10 heures !

Je regarde tout de même par la fenêtre pour ne pas perdre une miette du paysage non plus. Après la pause dej, où je complète mon maigre sandwich acheté à Tuxtla, par une banane, nous bifurquons vers le Nord-Ouest et traversons un paysage nettement plus montagneux. Un petit bébé à bord pleure à cause des virages, des passagers vomissent, heureusement j'ai le coeur bien accroché et l'habitude de ce genre de route après la Bolivie, le Pérou et le Guatemala...

Je me régale avec le paysage et le coucher de soleil sur les montagnes est magnifique, vallée verdoyante parsemée de palmiers, montagnes violettes lumière jaune rasante. J'essaye de prendre une ou deux photos mais ce n'est vraiment pas du gâteau. Puis, la nuit noire, les bornes qui défilent, le compte à rebour sur les derniers 100 kilomètres. Enfin, nous y voilà.

Je saute du bus, récupère mon sac et file à la station de taxis. L'hôtel que je visais est complet, je pioche au hasard celui d'en face, il est tard et je ne vais pas faire ma difficile. L'aubergiste m'indique un vendeur de tacos pour dîner rapidos au coin de la rue. Les dîneurs me font une petite place sur le banc. J'avale mes tacos puis rentre darre darre a l'hôtel lire un peu avant de me coucher.

Publié dans Mexique

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