Transport de luxe et cloud forest

Publié le par LAO.Nord

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Lanquin, Biotopo del Quetzal, mardi 29 décembre,

Levée 8h. Je boucle mon sac puis check out avant de descendre rejoindre Andrée et Justin pour le petit dej. Pas de yaourt, je me contente d'un café. Nous démarrons. Je m'arrête en passant faire un saut à la boulangerie pour quelques petits pains et une bouteille d'eau. Le temps est toujours couvert.

Nouvelle discussion à bâtons rompus. Andrée et Justin s'enflamment sur des questions de linguistique au point qu'on en perd le fil de l'itinéraire dans la ville de Coban. Il faut dire que les panneaux sont inexistants et les indications des locaux pas toujours limpides. Après avoir tourné et viré, on trouve enfin la route pour Ciudad Guatemala.

DSCN7160Le temps est toujours à la bruine. Après une petite heure, nous arrivons à la réserve. Andrée et Justin me déposent au Ranchito del Quetzal et s'arrêtent pour déjeuner avec moi. Plats simples mais bons. Nous nous séparons, non sans avoir au préalable échangé nos adresses, car mes amis ont encore une longue route à faire, de préférence avant la tombée de la nuit, jusqu'à Antigua.

Après déjeuner, j'enfile un jean, mes godillots et ma parka, et me dirige vers le biotope. Le temps est toujours à la pluie mais, sous la canopée, je serai globalement à l'abri. Je commence par la petite rando jusqu'à la cascade, guettant en vain une apparition de quetzal, mais mitraillant les fougères géantes et autres arbres de la cloud forest. Décidant que la petite boucle est un peu rapide à mon goût, je bifurque pour enchaîner avec la grande boucle qui m'emmène en surplomb de la cascade.

DSCN7208Je rentre au Ranchito où je suis prise d'assaut par Andrea et Brian, les enfants de la maison, de 5 et 7 ans, qui s'emploient à occuper mon après-midi pluvieux et isolé, m'offrant leurs cahiers de coloriage, me proposant de jouer à la bataille navale et au pendu, faisant des films très novateurs et des photos en flou travaillé, fabriquant des avions, ballons et cygnes de papier.

Je finis par les abandonner pour lire un peu puis écrire mon journal de ces derniers jours bien denses. Je commande le plat typique, oeufs en étoile, frijoles, platanos et frommage. C'est juste parfait. En digestif, j'essaye le thé chiripeco, typique de la région.

DSCN7210Julio, le propriétaire du Ranchito nous passe un diapo-rama conté sur le quetzal, commençant par l'aspect civique avec la monnaie guatémaltèque qui a remplacé le peso et les realespour s'indexer sur le dollar. On est aujourd'hui à 1 dollar pour 8.2 quetzales... L'hymne national, avec la strophe sur l'oiseau emblématique du pays, nous est ensuite chantée par Andrea.

Julio nous parle ensuite de la vie du petit animal, de son vol, son cri, sa façon de faire sa cour à sa dulcinée et de gérer son ménage. Il termine par les légendes mayas autour de cet animal mi-oiseau, mi-serpent. Il est affable et très bavard, sans cesse en train de blaguer. Nous nous quittons de bonne heure car le lendemain, rendez-vous à 6 heures pour le réveil du quetzal.

Publié dans Guatemala

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