Ultimate Machu Pichu

Publié le par LAO.Nord

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Aguas Calientes, samedi 10 octobre,

L'hôtelier a oublié de nous réveiller à 3h30 ! Il est 5h30 quand nous décollons et le jour est déjà levé. La pluie commence à tomber. Nous hésitons à prendre le bus, mais vue la file d'attente, nous maintenons le cap pour monter à pied. Nous longeons la rivière et la pluie ne tarde pas à s'arrêter.

Arrivés au pont, nous attaquons le chemin qui ressemble plus en réalité à un grand escalier en pierre. La petite nuit nous fait des jambes en coton. Nous prenons un peu de yaourt pour nous donner des forces. La montée est éprouvante et pénible car nous croisons sans cesse les lacets de la route où passent sans discontinuer des autobus bondés de touristes. Nos chances d'avoir des billets pour accéder au Wayna Pichu sont maigres mais nous gardons espoir.

DSCN3697Après une bonne heure de grimpette, nous arrivons à l'entrée du site. Les 400 places pour accéder au Wayna Pichu sont écoulées. On nous recommande de tenter notre chance et de traverser au pas de course le site du Machu Pichu jusqu'à l'entrée du site du Wayna Pichu, au cas où il y aurait des désistements pour le contingent de 7 heures.

 

Nous traversons le site du Machu Pichu dans les nappes de brouillard. Kabir est tout étonné de se trouver nez à nez avec le premier lama qu'il ait jamais vu. Dans la queue pour le Wayna Pichu, nous sympathisons avec nos voisins, un jeune couple liménien, qui ont les tickets d'accès 186 et 187. Nous les laissons passer devant nous et nous apprêtons a tenter le coup d'utiliser leurs numéros une fois qu'ils seront entrés pour passer en douce, mais je ne suis pas très à l'aise avec cet engaño. Kabir va observer le process et s'aperçoit qu'en fait, il suffit de remplir son nom et son numéro de passeport. Personne ne vérifie les tickets.

 

DSCN3744Nous sommes tout heureux de rentrer sur le site malgré notre contre-temps matinal. Nouvelle montée bien abrupte. Nous croisons deux Argentines dont l'une parle un Français impeccable. Arrivés au niveau des ruines, nous faisons une pause en terrasse devant un panorama magique, vue imprenable sur le Machu Pichu dans la brume. L'à-pic est vertigineux. Nous cassons la croûte pour un petit déjeuner bien mérité.

 

Nous reprenons la montée au milieu des ruines et passons dans un petit tunnel et escaladons une pierre lisse avant d'atteindre le sommet où nous retrouvons le couple de Liméniens qui a fait la queue avec nous. Les insectes sont légion et nous n'avons pas emporté d anti-moustiques... C'est un véritable carnage. Nous profitons de la vue puis, la chaleur commençant à arriver successivement à la levée du brouillard, nous redescendons prudemment les escaliers étroits et vertigineux.

DSCN3778Nous sommes bien contents d'avoir fait la montée à la fraîche. Il n'est que 9h30 mais le soleil tape déjà très fort. De retour sur le site du Machu Pichu, nous marquons une petite pause sur la pelouse avant d'attaquer la visite qui s'annonce éprouvante, vue la taille du site et la chaleur écrasante.

Nous parcourons les ruines de la cité, traversant les divers quartiers, les temples du condor et du soleil. L'ombre se fait rare et ça cogne méchamment. Nous essayons de nous repérer dans ce labyrinthe de ruines. Nouvelle pause, avant de descendre la rue des fontaines et de visiter le palais royal. Nous découvrons, émerveillés, l'arrivée du chemin inca, qui débouche sur une vision de carte postale du site, avec le Wayna Pichu en trame de fond. Exceptionnel. On a beau avoir vu maintes fois les clichés, la réalité dépasse toutes nos attentes. Le site est grandiose.

DSCN3791Nous décidons de faire une nouvelle pause sur une vaste esplanade afin de profiter du panorama. Kabir me fait une démonstration de yoga. C'est l'endroit rêvé. On y camperait bien pour profiter du lieu sans les touristes. Nous terminons notre visite par le mirador, puis prenons doucement le chemin du retour, alors que le site se vide et que la température baisse rapidement, le soleil ayant commencé sa descente.

Nous avons beaucoup marché depuis 5h30 du matin et la fatigue se fait sentir. Nous descendons doucement les volées de marches jusqu'au pont et arrivons au village d'Aguas Calientes, alors que la nuit commence à tomber. Je rentre prendre ma douche, tandis que Kabir va acheter son billet de train pour le lendemain matin. Kabir a eu, complètement par hasard, la place voisine de la mienne. Incertains de l'hôtelier, nous investissons dans un réveil matin pour être sûrs de ne pas rater notre train. Nous dînons de bonne heure et ne tardons pas à nous coucher, épuisés de notre journée.

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