Voyage, voyage

Publié le par LAO.Nord

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Quito, Guatemala City, Antigua, Panajachel, vendredi 20 novembre,

Levée 4 heures. Je retrouve Anya dans le couloir. Bizarrement, il y a du monde dans la salle commune. Les gens rentrent de soirée... Nous croisons une fille complètement irvre, qui nous souhaite un retentissant "bon voyage" dans l'escalier, de quoi réveiller toute la maisonnée... Notre taxi est là. Anya, qui ne perd pas le Nord malgré l'horaire matinal, négocie la course à 8 dollars au lieu de 10 !

Arrivée à l'aéroport, je fais la queue pour le check-in, oubliant que j'ai déjà pris les devant sur le Net. Je me ravise et me débarrasse de mon paquetage. La plupart des gens ont accepté de payer 7 dollars pour un film qui enveloppe leur bagage. Une énorme arnaque locale. Je fais l'impasse, pas grand chose à voler chez moi... Je paye ensuite les 40 dollars de taxe d'aéroport, puis m'installe dans la salle d'embarquement. Je laisse mes derniers dollars équatoriens (les pièces ne sont pas homologuées en dehors du pays) au bar, pour un café et un yaourt.

Je suis toute étonnée de décoller à l'heure, un bon point pour Copa Airlines. J'admire une dernière fois le site exceptionnel de Quito et aperçoit brièvement le sommet du Cayambe. Atterrissage 1h30 plus tard au dessus de Panama City. De gros porte-containers croisent dans les eaux du Pacifique. La végétation est dense. Une rivière déverse ses eaux boueuses dans l'océan.

DSCN5738Inquiète de ne pas avoir assez de temps pour le transfert, je suis rassurée voyant que j'ai une heure de transit et que la porte d'embarquement de mon prochain vol est à deux pas. Je patiente donc tranquillement et embarque une nouvelle fois à l'heure. Mon voisin est un Espagnol qui travaille pour l'Organisation Mondiale de la Santé. Il connaît bien le Guatémala et me signale les volcans autour d'Antigua à l'atterrissage. Une vraie merveille. J'en suis bouche bée.

Je rentre dans le pays sans aucun problème malgré mes appréhensions de la veille. Mon bagage arrive intact. Je prends la navette pour Antigua en compagnie d'un Californien qui travaille dans le domaine de l'horticulture. Il y a apparemment du bon business à se faire ici au Guatémala. Le chauffeur est également Californien et gagne bizarrement mieux sa vie ici que là-bas ?

Arrivée au Café El Portal sur le Parque Central d'Antigua, j'avise immédiatement Caroline et Tchad installés au comptoir. Retrouvailles après un an et demi, 10 mai 2008 leur mariage en Alsace ! Les pipelettes rattrapent le temps perdu et réalisent soudain qu'il commence à urger si l'on veut bouger au Lac Atitlan pour le week-end. Branle-bas de combat. Chad se charge gentiment de mon gros sac. Nous faisons le tour des agences où Caroline et Chad avaient fait un repérage pour voir s'il reste des places pour la navette de 16h.

Nous passons à la Casa Monroy-Fernandez où ils logent. Ils me présentent Dolores, la grand-mère, Augustin, le grand-père, Lorena, la maman, Luis, Melany et Alison les enfants, Edgar, l'oncle, et Mariela, la cousine orpheline.Tout ce petit monde cohabite dans une petite maison sans prétention mais où l'on se sent tout de suite chez soi. Je réserve la chambre pour dimanche soir. Caroline et Chad bouclent leur paquetage pour le week-end et réussissent à tout caser dans l'une des sacoches de moto.

Le minibus passe nous chercher. Nous sommes entassés comme des sardines. Caroline et Chad sur les strapontins et moi sur la banquette du fond que je partage avec 3 autres passagères. Caroline et moi papotons sans discontinuer pendant les 3 bonnes heures que durent le voyage. Ça nous distrait de notre manque de confort et nous en oublions presque notre mal de fesse lié aux à-coups de la route.

Nous trouvons un superbe petit hôtel avec un patio intérieur à la végétation luxuriante. De la terrasse, nous avons une vue splendide sur les volcans.Nous descendons la rue principale de Panajachel où nous sommes indéniablement attiré par un stand en plein air d'où émane une bonne odeur de viande grillée. Nous continuons notre chemin pour comparer mais revenons sur nos pas aimantés par l'odeur de la viande. Nous dégustons notre succulent repas sur une table de fortune ravis de notre trouvaille.

Pour fêter mon arrivée, nous nous arrêtons ensuite dans un bar tout à fait couleur locale où je goûte ma première Gallo. Caroline, qui est bien partie pour faire la fête, en commande une seconde mais la fatigue de ma longue journée de voyage me tourne la tête et j'en reste là pour la soirée ayant fait une chute de tension. Nous rentrons donc gentiment à l'hôtel pour récupérer.

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