Sortie de classe reussie

Publié le par LAO.Nord

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Phnom Penh, jeudi 27 mai,

 

Levée 6h30. Chez Mama, je rencontre le patron qui parle bien Français. Il m'explique qu'il est archéologue et professeur a l'Université. Il a de la famille en France. Je lâche mes derniers sous, j'ai tout juste de quoi payer, il ne me reste plus que 600 Riels en poche. Je dois le laisser pour retrouver mes amis et filer chez PSE. Nous faisons une halte au distributeur ANZ.

 

Arrives chez PSE, je fonce a mon bureau chercher les copies et assiste au lever du drapeau. Nous réunissons les deux classes devant le bâtiment et je fais mon briefing pour la matinée. Nous créons les petits groupes puis montons a bord du bus scolaire qui nous emmène dans le centre. Le trafic est très bouche. Nous en profitons pour prendre des photos et papoter joyeusement.

 

DSCN2239Enfin, nous arrivons au supermarché, nous nous dispersons dans les rayons par petits groupes. Nous arpentons les rayons et c'est la découverte totale pour la plupart des étudiants qui n'ont jamais mis un pied dans un supermarché. Ils sont surpris par la quantité de produits. Je les aiguilles pour leur montrer les différents mécanismes marketing. Nous trouvons des publicités, des promos, des posters, embarquons des feuillets produits.

 

Cependant, le personnel du supermarché réagit assez mal a notre intrusion. Il faut dire que nous sommes facilement repérables a cause des uniformes des étudiants. Ils se comportent pourtant de façon très correcte et il n'y a pas grand monde a cette heure. Mais après un quart d'heure Sopheak nous ordonne de quitter les lieux dans 5 minutes. Nous avons tout de même eu le temps de voir suffisamment de choses pour pouvoir en discuter.

 

Le camion nous dépose donc au Parc du Premier Ministre qui est en fait une grande esplanade sans ombre. Nous marchons donc jusqu'aux quais. Passage oblige devant un immense monument avec poster du roi ou la séance photo s'éternise car chaque étudiant veut être photographie individuellement avec moi. Nous assistons a un accident de motocyclettes ou tout le monde gicle au sol, heureusement sans gravite.

 

DSCN2248Nous nous installons ensuite sur la pelouse le long des quais ou nous avons trouve un peu d'ombre. Je demande a Sopheak d'expliquer aux étudiants pourquoi nous avons du quitter le supermarché en urgence. La sécurité n'a pas du tout apprécie que les étudiants prennent des notes. J'explique ensuite que c'est la même chose en France. Il est toujours difficile pour les étudiants d'aller faire des enquêtes dans les supermarché. Si on demande l'autorisation ils refusent, alors il faut y aller comme si on était un client jusqu'à ce qu'on se fasse repérer et éjecter.

 

DSCN2263Je demande ensuite a chaque groupe de se réunir pour préparer une petite présentation de 3 minutes, histoire de partager les observations de chacun. Je suis fort étonnée. Les étudiants se portent volontaires pour passer sans que je sois obligée de les designer. Ils sont plutôt a l'aise et s'expriment dans leur meilleur Anglais. J'ai demande a Sopheak de faire des appréciations pour chaque groupe. Je debriefe ensuite sur la séance, félicitant les étudiants pour leur attitude, leur comportement et leur travail et rajoutant quelques remarques sur des éléments marketing qui m'ont frappe pendant la visites et pendant les présentations.

 

Nous faisons ensuite le break pour le moment de détente. La plupart ont déjà faim et nous déballons le pique-nique. Viande de porc grillée et riz. Un petit gamin a peine vêtu dont la mère dort a deux pas sur une natte nous observe depuis notre arrivée. Je sépare mon plateau en polystyrène en deux et lui donne un peu de riz et de viande qu'il part manger dans son coin. Un peu plus tard, ses frères rappliquent.

 

DSCN2271Alors qu'il reste un plateau et que j'attendais de savoir si les étudiants avaient suffisamment mange pour leur proposer de le donner aux enfants, spontanément, ils le donnent au petit garçon. Celui-ci le renverse maladroitement sur la pelouse. Une autre étudiante, donne une partie de son repas a son frère. Mathilde aussi a l'appétit coupe par ces enfants qui manquent de tout et laisse la fin de son riz.

 

Nous nous mettons ensuite a l'ombre des arbres par petits groupes pour discuter, chanter, jouer ou faire la sieste en attendant l'arrivée du bus scolaire. Je ne sais pas ce qui s'est passe mais il n'arrive qu'a 12h30 passées alors que j'avais prévu de repartir a 12h10 afin de laisser aux étudiants le temps de faire leur sieste avant de reprendre les cours. Il fait très chaud même sous les arbres et Mathilde, qui supporte très mal la chaleur, s'impatiente.

 

DSCN2273Sur le chemin du retour, les étudiants s'endorment a moitie dans le bus qui heureusement se fraye un passage plus aisément qu'a l'aller, le gros de la circulation s'étant dissipe. Les étudiants me remercient et semblent très heureux de leur matinée. Sopheak aussi est content du déroulement de la sortie. Mathilde et Leo sont enchantes. Ils ont trouve les étudiants exceptionnel, ce qui est tout a fait mon avis aussi. Je suis vraiment heureuse que cette matinée se soit si bien déroulée.

 

L'après-midi, Leo, Mathilde et moi sommes complètement vides par notre exploit du matin. Je m'installe tout de même dans le bureau pour terminer mon pack sur les stratégies de l'information. Je pars ensuite dans le bureau des assistants sociaux pour prendre rendez-vous avant mon départ. Il me suffit de repasser demain a 8 heure quand les assistants partiront dans les villages. Je pars a la recherche de Vibol qui est en réunion. Son assistante me demande de préparer ma note de frais de tuk-tuk. Je m'exécute immédiatement.

 

DSCN2278J'envoie ensuite a Sopheak mon pack sur la tenue de réunion, que je me propose de présenter aux étudiants de première année de business high, jugeant que le cours sur la promotion des ventes est un peu long et complique pour eux. Sopheak nous a envoye deux photos prises lors de la remise des diplômes avec un message en Anglais aussi drôle d'inintelligible, comme a accoutumée.

 

Vers 16 heures, je passe voir si Vibol est sorti de sa réunion et lui fait un petit clin d'oeil pour lui faire signe que je voudrais bien le voir après. Après coup, je me demande comment un clin d'oeil s'interprète chez les Khmers ? Il passe en effet me voir et nous annonce que nous sommes invites demain soir chez Pitch, le directeur de PSE, qui fait une barbeque party. Vibol passera nous chercher car c'est un peu complique a trouver. Je prends rendez-vous pour samedi matin afin de faire un petit debrief sur mon passage chez PSE et voir s'il y aurait matière à revenir, en volontaire cette fois, pour la rentrée de septembre.

 

DSCN2279Je prepare ma leçon de Khmer et trace péniblement mes lignes d'écriture. Piseth ne tarde pas a arriver. Il me corrige mes fautes puis me fait terminer la série des voyelles. AM, OM, AH, EH, IH, et j'en passe. Les sonorités se ressemblent pour une oreille novice. Je m'applique a répéter et répéter encore. Une nouvelle rangée de consonnes dont certaines sont passées dans la langue Thai et ne sont plus très utilisées. THO, DO, NIO. Je n'arrive toujours pas a lire un mot sans l'aide de l'alphabet latin, qui ne retranscrit par ailleurs pas vraiment les sons avec exactitude et donne des résultats surprenants.

 

Piseth me fait écrire les nouvelles lettres, me fait combiner consonnes et voyelles. Il y a inévitablement des subtilités d'écriture. Certaines lettres combinées ne s'écrivent plus pareil que séparément. De nouveaux mots de vocabulaire viennent se greffer. Nous terminons par des expressions tres utiles comme au revoir, excusez moi ou bon appétit. Il faut que j'essaye de retenir tout ca et de m'exercer pour la prochaine fois. Piseth m'apprend qu'il parle aussi Thai en plus du Khmer, de l'Anglais et du Français, et que c'est en fait sa langue maternelle. Il voudrait maintenant se lancer dans l'apprentissage du Chinois. Ce garçon est indéniablement tres doue et ambitieux.

 

DSCN2280En sortant, nous retrouvons Mathilde, Leo et Lauren. Cette dernière m'explique qu'elle est logee par PSE a l'hôtel du Lotus Blanc et qu'il lui en coûte 16$ la nuit, ce qui n'etait pas prévu initialement. Elle va donc se chercher un logement en ville. Je lui propose de passer voir notre hôtel samedi soir avant de venir faire la fête avec nous pour célébrer le retour de Gabi et Alex et fêter nos anniversaires a Leo et moi. Elle a dégoté un nouveau téléphone et prend mon numéro.

 

Nous rentrons au centre et retournons Chez Mama. L'estomac dans les talons avec notre maigre repas du midi, nous nous faisons plaisir. Leo tente le steak-frites. Mathilde et moi prenons les traditionnelles nouilles sautées et partageons un cake a la banane. Leo se laisse tenter et en prend un aussi. On est bien rassasies pour une fois. En effet, il n'est pas rare de sortir de table ici avec un goût d'inachevé. Petites portions, absence de dessert la plupart du temps, c'est un peu dur pour nos estomacs occidentaux.

 

Je termine la soirée, achevant mon post sur les PC du hall comme a l'accoutumée. Je ne sais plus si je l'ai dit mais nous avions négocié Internet gratuit en prenant nos chambres ici et ca change la vie même s'il n'y a malheureusement pas de casques pour se connecter sur Skype.

Publié dans Cambodge

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Christine 27/05/2010 21:27


Ce "Chez Mama" semble une "cantine" bien sympa !
Et le Khmer semble pire que le chinois !

Gros bisous