Sortie du trou !

Publié le par LAO.Nord

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Concepción, San Javier, Santa Cruz, jeudi 6 août,

Réveil au milieu des cris de perruches, puis gaz d'échappements. Je saute du lit, pas le choix. Il est 8 heures quand j'arpente la place où se prépare le défilé de la Fête Nationale. Difficile encore de trouver un endroit pour prendre un petit dej, et après un petit tour infructueux, je me lance pour le Grand Hôtel, en espérant que l'addition ne sera pas trop salée. Joli patio fleuri, buffet complet, j'en profite. Pour 2 Euros, il ne fallait pas s'en priver.

DSCN1409Après avoir fait le tour de la Mission, je me renseigne sur les horaires pour San Javier. Le bus part à 10h30. J'envisage de visiter le petit musée des Missions en attendant mais il est fermé. Je me rabat donc vers un cybercafé où je rattrappe 2 jours sur les 8 que j'ai en retard. Difficile de rester en contact dans ce bout du monde que même les touristes ont déserté.

La route, pour une fois, est asphaltée. Mais je regrette presque la piste, vu la vitesse et le manque de contrôle du chauffeur dans les tournants. Déjà arrivée à San Javier. Je fais le tour de la place à la recherche d'un resto où poser mon gros sac. Le restaurant ganadero fera l'affaire.

DSCN1411Je vais faire un petit tour de la place, encore occupée par une foule d'écoliers en uniforme, mais l'église est fermée. Il est presque midi. Je retourne au resto et patiente longuement avant de voir arriver mon poulet rôti et mon jus d'orange. Je me fais ensuite chasser de ma table par les ganaderos dont c'est la table d'habitués. Je cède aux coutumes locales.

Service ultra lent. Je fais l'erreur de demander un riz au lait que mon serveur a visiblement oublié. Il est près de deux heures quand je payse l'addition. Le bus de 14h pour Santa Cruz est complet. Je trouve une autre flota qui ne part qu'à 16h. Je vais attendre en plein cagnard. Pas grand chose à faire dans ce bled. Je bouquine en attendant l'heure.

DSCN1413Le bus est encore misérable et les sièges sont d'un confort minimal. Nous sommes partis pour au moins 4 heures. Une chance, la route est asphaltée tout du long et le voyage se passe sans heurt. L'arrivée dans Santa Cruz semble interminable. La ville compte 8 anneaux concentriques. Je dois prendre un taxi pour me conduire à mon hôtel habituel, car les rues du quartier du Terminal de Bus ne sont apparemment pas très sûres à cette heure.

Un petit bonsoir à l'aubergiste, je me dirige vers la place centrale 24 de Septiembre pour le pub irlandais qui m'avais particulièrement plu : cadre, musique, nourriture, vin et ambiance, en plu, ils ont une bibliothèque où l'on peut échanger les livres. Je suis tellement contente d'être revenue à la civilisation, dans un lieu presque familier, monde dans les rues, animation, vie citadine. Sauvée !

Publié dans Bolivie

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