Petite promenade de santé

Publié le par LAO.Nord

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Huaraz, samedi 17 octobre,

Nous nous levons vers 9h30 et nous pressons sur la terrasse en sortant de la douche car le petit déjeuner ferme à 10h. Nous discutons avec Fiona, une Suissesse, qui a prévu d'aller faire une ballade de 2h30 jusqu'aux ruines de Wilkahaín. Nous lui proposons de nous joindre à elle.

Sur le chemin, nous nous arrêtons pour acheter quelques petits pains complets et des bananes. J'investis également dans une pince pour les cheveux (50 centimes de Soles), ne trouvant plus mes élastiques et n'ayant toujours pas remplacé celle, accidentée dans un combi, à Aréquipa. Nous cheminons à travers de petits villages et longeons un ruisseau. Au loin, des sommets enneigés. Le chemin est en pente douce. Nous avançons et commençons à avoir un petit creux mais persévérons jusqu'à l'entrée des ruines où nous pique-niquons, assis sur de petits rondins de bois, face à une table, formée de deux gros blocs de pierre.

DSCN4147Je ferai bien une petite sieste mais nous nous levons courageusement en direction d'un premier site, où se trouve une maison massive, sur trois étages, datant du Xème siècle, période de la civilisation Wari, pré-inca. De petites portes donnent accès à des pièces, reliées entre elles par des ouvertures, où il faut bien se baisser pour ne pas se cogner la tête. Déjà que les Péruviens sont petits, mais leurs ancêtres devaient être minuscules !

Nous continuons à monter sur un petit chemin, tapissé de mousse bien confortable. Nous nous prenons une averse mais maintenons notre rythme. Nous croisons quelques paysans qui redescendent, chargés de bois. Ils nous indiquent que nous ne sommes pas sur le chemin des ruines mais du calvaire qui grimpe au sommet de la colline. Nous redescendons, alors que la pluie se calme, et finissons par trouver le chemin qui mène aux ruines.

DSCN4161Ma carte mémoire est pleine et j'écrase la précédente de 4 gigas, ce qui me prends un temps incroyable. Je rejoints mes amis sur le site, qui est absolument superbe. La lumière de fin d'après-midi, après la pluie, est sublime. Quelques nuages, en écharpes sur les sommets, percés par des rayons, qui donnent des couleurs violacées à la végétation. Les eucalyptus embaument plus que jamais.

Les ruines elles-mêmes sont plus intéressantes que nous le pensions. Ancien sanctuaire qui aurait abrité des momies. Plusieurs maisons aux portes encore plus microscopiques, donnant sur de petites pièces basses, servaient de tombes. Nous sommes sous le charme et discutons un moment avec le gardien du site, avant de reprendre un colectivo pour nous ramener au centre.

DSCN4163Kabir est décidé à poursuivre sa course effrénée vers le Nord et veut gagner Trujillo dans la nuit. Je préfère profiter de Huaraz et le laisse partir acheter son billet au terminal de bus. Je rentre à pied avec Fiona et nous nous arrêtons au supermarché pour faire un réapprovisionnement. Fiona part le lendemain pour 4 jours de trek à Santa Cruz et je vais essayer de raccrocher les wagons.

Arrivée à l'auberge, je me renseigne sur le trek mais il est déjà complet. Qu'à cela ne tienne, je change mon fusil d'épaule et m'inscris pour une journée dans les ruines de Chavín de Huantar. Je n'ai pas le courage de repartir inspecter les agences de voyage du centre, ni de partir en solo pour les ruines. Je prends donc le tour clé en main. En attendant le retour de Kabir pour aller dîner, je me pose sur Internet.

DSCN4168Nous retournons au centre avec Fiona et Kabir et nous arrêtons dans le premier resto venu car Kabir doit prendre son bus à 21h30 et repasser par l'hôtel pour récupérer son sac. Fiona a très envie d'une pizza, difficile en revanche de trouver un plat végétarien acceptable pour Kabir, j'opte pour des tagliatelle au pesto. Fiona et moi commandons même un verre de vin rouge chacune. Kabir nous abandonne et nous continuons à discuter joyeusement avant de regagner l'hôtel tranquillement. Je partage mon dormitorio avec 3 Italiennes, mais ai à peine eu le temps de les croiser que je suis déjà au fond de mon lit à roupiller.

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